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L’exposition Le
Romantisme en Belgique s’étend sur trois lieux pour embrasser au mieux
cette vaste et riche période artistique qui prend naissance sous le règne de Léopold
Ier (1831-1865). Sur le plan historique, social et artistique, la Belgique
nouvellement créée vit des changements majeurs dont les artistes se font l’écho.
Il s’agit de trouver des thèmes, des sujets, des héros dignes de représenter
la nouvelle nation indépendante.
Les trois espaces
d’exposition sont intimement liés et se veulent complémentaires : les
dessins et la sculpture à l’Espace ING, la peinture au Musée des Beaux-Arts
et la figure emblématique de Wiertz dans son atelier-musée à Ixelles.
Un accrochage thématique
permet d’aborder le Romantisme en Belgique le plus largement possible. S’il
reste difficile de définir des dates précises pour ce courant artistique, on
peut plus facilement lui définir des thèmes et des artistes qui se sont le
plus souvent revendiqués de ce mouvement culturel du XIXè siècle. Les
voyages, la nature comme reflet de l’âme, la littérature, les batailles, les
personnages historiques sont autant de thèmes richement abordés par les
romantiques.
En 1830, quand la Belgique
devient indépendante, elle est en pleine quête nationale, il lui faut définir
des symboles, des mythes et des héros capables de la définir.
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Wappers
Episode des journées de septembre
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Les récents événements
historiques seront mis en scène par différents peintres comme Gustaf
Wappers ou Ferdinand De Braekeleer
pour doter la Belgique d’images fortes. La peinture vient rendre hommage à la
nation nouvelle. Comme la France l’avait fait des années plus tôt avec
Jacques-Louis David et ses peintures napoléoniennes.
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La peinture romantique belge
accompagne l’histoire, s’en fait le reflet avec ses nuances, ses prises de
positions, ses accents héroïques et parfois triomphants. On met en scène le
nouveau monarque, on le portraitise pour asseoir au
mieux son nouveau pouvoir. Les artistes cherchent aussi dans le passé des
personnalités héroïques capables d’établir un lien avec leur histoire récente.
La mise en scène est étudiée,
la théâtralité a largement sa place comme dans Episode des journées de
Septembre (1835) par Gustaf Wappers
ou les Derniers honneurs rendus aux comtes d’Egmont et de Hornes (1849-1851)
par Louis Gallait. L’Espace ING offre les
magnifiques dessins préparatoires de Gallait pour
ce tableau ainsi que pour L’Abdication de Charles Quint.
La découverte de nouveaux
horizons gagnera l’imagination des peintres attirés par la nouveauté et
l’exotisme. Si l’Italie reste le passage obligé, des destinations plus
lointaines et moins connues attirent les peintres principalement suite aux
campagnes militaires menées à la fin du XVIIIè siècle.
Les couleurs, les costumes,
les paysages et l’architecture de l’Egypte et de l’Orient deviennent
source d’inspiration et donnent à la peinture du XIXè une nouvelle
dimension. (Jean-François Portaels Le
Simoun/Souvenir de Syrie, 1847 ; François-Joseph Navez Agar et Ismaël
dans le désert, 1819)
.
A côté des sujets
officiels, plutôt classiques, on retrouve des thèmes plus marginaux et
inhabituels.
Le quotidien et la brutalité
de la vie ne sont pas occultés par des artistes comme Charles De Groux
( L’ivrogne, 1853) ou Joseph Stevens (Plus
fidèle qu’heureux, 1848) qui abordent ces thèmes dans une peinture
empreinte de réalisme et de pathétisme.
La mort fascine et trouble
comme en témoigne La belle Rosine (1847) de Wiertz ou encore cette étrange
série de tableaux de Hendrik Schaefels consacrée
au Caveau de Pierre Paul Rubens (1855).
Les
trois expositions intimement liées permettent une mise en lumière d’une période
riche de notre histoire culturelle. Ce sont les débuts, les artistes
travaillent dans un premier temps au service de cette nation naissante. La
peinture d’histoire tente avec ses moyens de définir et de symboliser la
Belgique indépendante.
Françoise Bernardi,
Historienne de l'Art
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Th. Fourmois
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Van der Haert |
Denis Simon
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van Ysendijck
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Kinsoen
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Warlencourt (attr.-)
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