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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Février 2005 Claudio Parmiggiani, l'empreinte comme signe de l'absence A la Galerie Pascal Retelet de Bruxelles |
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;; Ces formes fantomatiques ne sont le résultat
d’aucunes interventions manuelles directes. L’artiste a disposé des
objets dans une pièce puis, il a allumé un feu au centre. Une épaisse fumée
noire se dégage et vient alors maculer toutes les surfaces. Une fois la
combustion terminée, l’œuvre apparaît. Elle est le résultat d’une démarche
volontaire de l’artiste et des lois du hasard. Les empreintes lumineuses
symbolisent la vie de l’homme dont le départ laisse des traces. A partir de cette technique complexe au résultat
troublant et très symbolique, Claudio Parmiggiani nous raconte la vie en une
seule image. Cette empreinte synthétise à elle seule la destinée humaine :
la vie et la mort, la présence et l’absence, elle donne à voir ce qui fut
et ce qui est. Cette empreinte cristallise les différentes notions de temps.
Un corps humain qui à un moment donné s’est laissé piéger par la suie
pour ensuite disparaître, s’en aller. Comment ne pas penser à Pompéi et
à ces corps capturés par la lave ou à ces mains qui ornent les grottes de
Lascaux ? Depuis la nuit des temps, l’homme laisse son empreinte pour signifier sa présence comme sur les parois des grottes préhistoriques. Dans l’art contemporain, Yves Klein s’est aussi intéressé à l’empreinte. Comment signifier la présence par l’absence même ? Comment témoigner de son passage à un moment donné dans un lieu précis ? L’empreinte fascine par l’ambiguïté qui lui est intrinsèquement liée. Elle nous montre quelque chose, quelqu’un qui a été mais qui n’existe plus que par cette empreinte. C’est le témoignage de la vie mais aussi de la mort, elle nous raconte la vie capturée à un moment donné. Elle nous montre l’homme qui accède à la lumière. Claudio Parmiggiani qui vit et travaille à
Turin est un artiste italien qu’on espère revoir bientôt et dans une
exposition de plus grande envergure afin de rendre hommage à son talent mais
aussi à sa singularité dans le paysage artistique contemporain. Sa démarche
personnelle rentre difficilement dans un quelconque carcan stylistique. Proche
d’une certaine figuration tout en utilisant une technique très aléatoire
qui le lie avec une tendance de l’art abstrait, Parmiggiani ne rentre pas
dans le rang. Françoise Bernardi,
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* Sans titre
Sans titre
Sans titre |
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Galerie Pierre Retelet, 2, Rue de Villers –
1000 Bruxelles |
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Du
jeudi au samedi de 10h30 à 13h et de 14h30 à 19h |
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| Exposition accessible jusqu’au 5 mars 2005. |
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