LA LETTRE MENSUELLE

Notes de lecture.  Décembre 2004 
  L'UCL et le Louvre - La femme d'ouvrage et l'artiste
  
Du scientifique au désopilant !

Lu dans le rapport annuel 2002 du Service de Physique Nucléaire de l'UCL (Université Catholique de Louvain) :

L'UCL et le Musée du Louvre ont mis en commun leurs techniques hautement sophistiquées pour authentifier des icônes russes. Ont été utilisés pour cette analyse l'accélérateur AGLAE de Louvre et l'accélérateur de Van de Graaff de l'UCL. 

L'étude portait sur les grains de dorure des icônes : ils comportent de l'or ou de l'argent, ou un alliage des deux métaux, ainsi que des traces de fer, de calcium ou de plomb correspondant aux pigments. Si ces éléments sont absents, on peut penser à des interventions postérieures, voire à des faux.

Ces techniques impliquent le bombardement de la cible par des particules, ce qui induit la production d'un spectre de rayons X caractéristique. Elles dispensent de prélever des échantillons sur l'oeuvre, ce qui n'est pas un mince avantage.

Parallèlement à cette étude, une autre a porté sur l'analyse de sceaux anciens qui servaient à sceller des parchemins. Le but était ici de déterminer les atmosphères nocives pour la conservation de tels sceaux.

La combinaison de ces deux techniques s'est avérée fructueuse, associée aux autres techniques comme la diffraction des rayons X, la microscopie électronique...

Je cite cette étude car elle suggère deux réflexions : Le Louvre est une institution remarquablement outillée, et la complexité des techniques implique une collaboration internationale : bien éloignée de nos querelles intestines ! 

Liens utiles :
L'analyse scientifique des tableaux
, à l'ULg, sur notre site.
Les techniques d'analyse des tableaux, à l'UCL, sur notre site.
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Lu dans Arts Antiques Auctions d'octobre 2004 :

Sabine Mund rapporte cette anecdote. A la Tate Britain, une femme de ménage a jeté par erreur un sac poubelle qui faisait partie intégrante d'une installation de l'artiste allemand Gustav Metzger, intitulée Nouvelle création de la première présentation publique d'un art auto-destructif et réalisée en 1960.

Le sac, rempli de morceaux de carton et de vieux journaux se trouvait au pied d'une table supportant une sculpture en métal et placée devant une toile en nylon travaillée à l'acide.

Le sac a été récupéré, mais trop endommagé, a été remplacé par l'artiste.

Une histoire semblable était survenue en 2001 à une oeuvre d'art de Damien Hirst le soir d'un vernissage à la galerie londonienne Eyesto'rm. Cette oeuvre était composée de bouteilles de bière vides, de cendriers remplis, de gobelets à café et de confiseries qui avaient échoué dans une poubelle.

L'art recyclable, en somme...
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