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Lu dans le rapport annuel
2002 du
Service de Physique Nucléaire de l'UCL (Université Catholique de
Louvain) :
L'UCL et le Musée du
Louvre ont mis en commun leurs techniques hautement sophistiquées pour
authentifier des icônes russes. Ont été utilisés pour cette analyse
l'accélérateur AGLAE de Louvre et l'accélérateur de Van de Graaff de
l'UCL.
L'étude portait sur les
grains de dorure des icônes : ils comportent de l'or ou de l'argent, ou
un alliage des deux métaux, ainsi que des traces de fer, de calcium ou de
plomb correspondant aux pigments. Si ces éléments sont absents, on peut
penser à des interventions postérieures, voire à des faux.
Ces techniques
impliquent le bombardement de la cible par des particules, ce qui induit
la production d'un spectre de rayons X caractéristique. Elles dispensent
de prélever des échantillons sur l'oeuvre, ce qui n'est pas un mince
avantage.
Parallèlement à cette
étude, une autre a porté sur l'analyse de sceaux anciens qui servaient
à sceller des parchemins. Le but était ici de déterminer les
atmosphères nocives pour la conservation de tels sceaux.
La combinaison de ces
deux techniques s'est avérée fructueuse, associée aux autres techniques
comme la diffraction des rayons X, la microscopie électronique...
Je cite cette étude car
elle suggère deux réflexions : Le Louvre est une institution
remarquablement outillée, et la complexité des techniques implique une
collaboration internationale : bien éloignée de nos querelles intestines
!
Liens utiles :
L'analyse scientifique des tableaux,
à l'ULg, sur notre site.
Les techniques
d'analyse des tableaux, à l'UCL, sur notre site.
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