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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Janvier 2004. Par la Bande... Une nouvelle façon d'envisager la narration : Jeunes créateurs de BD à la Galerie Usagexterne. |
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;; Animé par une même volonté de raconter une histoire, chaque artiste ici exposé a choisi un mode personnel en marge des formes traditionnelles. En dehors de toute case classique en B.D, Laurent Van Roy fait évoluer son personnage à même le mur et utilise ainsi pleinement l’espace. Dans Le Bus, on suit un jeune homme qui se réveille le matin en ayant perdu tout repère. Le spectateur suit quasi physiquement son parcours à la recherche d’éléments familiers. Avec cette même idée de faire participer le lecteur au suivi de la narration, Karim Maaloul aborde le thème de la rumeur dans un récit plein de poésie. La forme est un peu plus classique puisqu’elle se suit case après case. Mais ici aussi l’artiste prend possession de l’espace et fait défiler ses images une à une le long du mur. En dehors du cadre du dessin, le texte prend place à la manière d’une légende et il finit par participer au dessin en s’y confondant. Laurence Gonry travaille la gravure sur bois et nous présente son histoire du cambrioleur Lacaresse dans un univers de Félix le Chat. Assunta Ruocco travaille, elle aussi, selon une technique originale et en lien avec une certaine tradition artistique. Dans Pompéi, elle travaille en peinture des photos prises sur le célèbre site archéologique. On est ici à la limite de plusieurs univers artistiques. Plusieurs jeunes créateurs sélectionnés ont choisi d’utiliser des formes moins classiques pour développer leur narration. Aurélie Levaux recouvre de peintures et de dessins le mobilier récupéré sur les brocantes. A sa façon, selon son imagination, elle raconte l’histoire de cette table de nuit, de cette petite armoire ou encore de cette chaise. Alexandre De Moté travaille aussi à partir de quelques éléments de récupération qu’il épingle ou colle au mur. Il nous fait découvrir sa propre culture visuelle. On y trouve des souvenirs personnels, des dessins, peintures sur toile assez naïves et aussi de vieux jouets liés à son enfance. Les différents artistes exposés explorent les limitent de la B.D et n’ont pas peur d’utiliser des moyens peu familiers à cet art. Olivier Spinewine projette des diapositives par-dessus ses dessins originaux. Isabelle Martin associe photographies et bandes audio. Elle lie ces deux médias de la même façon que le texte et l’image dans la B.D traditionnelle. Elle dresse ainsi les portraits de femmes de 50 ans. Robekka Baumann propose un projet en plasticine. Il s’agit de petits personnages féminins rassemblés sur une petite surface composée d’eau et d’un radeau. Chaque séquence a été photographiée. C’est drôle et méchant. Le texte qui accompagne les images nous livre les pensées les plus mauvaises de ces femmes. Vincent Fortemps propose son dispositif de dessins-film projeté (cinémécanique) dans Chantier Musil : relecture de L’homme sans qualités de l’auteur autrichien Robert Musil. On est loin de la B.D traditionnelle, les artistes mélangent différentes formes : supports audio, diapositives, photographies, dessins, etc. Les formes se diversifient et deviennent très éclectiques. La narration se développe de façon nouvelle et originale. L’exposition se clôture par les premiers travaux d’artistes aujourd’hui confirmés : François Schuiten, Philippe Geluck, Frédéric Jannin et Pierre Kroll. Françoise Bernardi,
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Vincent Fortemps
Olivier Spinewine
Karim Maaloul |
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Usagexterne, la galerie des jeunes créateurs, |
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| Du mardi au samedi de 10 à 18h | |
| Exposition accessible jusqu'au 31 janvier 2004. |
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