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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Novembre 2003. Futurismo 1909 - 1926, Le Futurisme italien. Un mouvement controversé mais important dans l'Histoire de l'art . |
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;; «Nous chantons
les grandes foules agitées par le travail, le plaisir ou la révolte ; les ressacs
multicolores et polyphoniques des révolutions dans les capitales
modernes ; la vibration nocturne des arsenaux et des chantiers sous leurs
violentes lunes électriques ; les gares gloutonnes avaleuses de serpents
qui fument ; les usines suspendues aux nuages par les ficelles de leurs
fumées ; les ponts aux bonds de gymnastes lancés sous la coutellerie
diabolique des fleuves ensoleillés…». Résolument tourné vers l’avenir, ce mouvement connaîtra des dérives en faisant l’éloge de la Première Guerre mondiale et en prenant des positions extrémistes proches du fascisme. Longtemps exclus des expositions, les artistes appartenant à ce courant font partie intégrante de l’Histoire de l’Art. Ils ont voulu rompre avec le passé et rendre hommage aux nombreux bouleversements techniques de ce début de XXè siècle. Leurs œuvres témoignent d’une fascination
pour le mouvement, la vitesse et la machine. Les futuristes mieux que personne
sont conscients des grands changements du monde moderne et ils s’en font l’écho
dans des œuvres directement inspirées par le mouvement. D’un point de vue technique, certaines œuvres sont
proches du cubisme avec cette même volonté de rendre différentes facettes d’un
même sujet. L’exposition s’ouvre sur une œuvre très controversée à l’époque : Feux
d’artifices. Il s’agit d’un décor pour les Ballets russes de Diaghilev. Les trois premières minutes du
spectacle, en l’absence de danseurs, consistaient en un jeu de lumière sur les
volumes géométriques disposés sur la scène. La musique de Stravinsky
accompagnait ce ballet de lumière. Cette œuvre a fait scandale et ne se joua
qu’une seule fois, mais quelle innovation pour l’époque ! Les grandes personnalités futuristes sont ici présentées, des pères
fondateurs, peintres et sculpteurs (Umberto Boccioni, Gino Severini, Carlo Carra, Luigi
Russolo) aux
artistes de la deuxième génération (Enrico Prampolini, Fortunato Depero) en
passant par les architectes (Antonio Sant’Elia, Mario Chiattone, Virgilio
Marchi). Giacomo Balla occupe une place importante dans ce parcours, lui qui
signait FuturBalla et prônait « une vie d’acier et d’orgueil, de fièvre et
de vitesse ». Le parcours chronologique propose des œuvres célèbres du futurisme comme Forme unique de la continuité dans l’espace de Umberto Boccioni. Cette sculpture d’un homme en train de marcher permet à elle seule de définir la démarche des futuristes : une volonté de représenter le mouvement et la vitesse. Par son intérêt pour le dynamisme et le progrès, ce courant est profondément ancré dans la vie, c’est à l’homme moderne que les futuristes veulent rendre hommage et sa capacité d’influencer son environnement par ses progrès techniques. Ce mouvement très contesté, par ses positions radicales et sa volonté de faire table rase du passé, a laissé des œuvres fondamentales pour l’Histoire de l’Art. Les propos extrémistes tenus dans les manifestes n’ont (heureusement) pas toujours été mis en application. Les artistes futuristes ont voulu s’engager totalement dans la voie du modernisme avec les échecs et les réussites qu’une telle détermination au changement peut entraîner. Françoise Bernardi,
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Plaquette
Umbertoo Boccioni
Ciacomo Balla
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Musée d’Ixelles
71, Rue Van
Volsem – 1050 Bruxelles. |
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Du mardi au vendredi de
13 à 18h30, samedi et dimanche de 10 à 17h, fermé le lundi et les jours fériés |
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| Exposition accessible jusqu'au 11 janvier 2004. |
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