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LA LETTRE MENSUELLE |
| Une
chronique de Christel Mahieu. Août 2003 "Le MAC'S joue les prolongations", L'expo "Le Beau corps de la Mémoire" jusqu'au 12 10 03. |
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; La seconde exposition du jeune Musée des Arts
Contemporains intitulée « Le Beau corps de la mémoire » est prolongée
jusqu’au 12 octobre 2003. L’exposition, initialement conçue pour fermer ses
portes le 29 juin, accueillera les visiteurs durant tout l’été. L’exposition « prolongée » a subi quelques changements par rapport à sa première mouture. L’attacapani de Luciano Fabro, l’apothéose d’Homère de Paolini et l’installation de Franz West ont, en effet, été rappelés auprès de leurs propriétaires tandis que d’autres artistes profitent ainsi des places laissées libres. Cette seconde version du « Beau corps de la mémoire » fait la part belle à la photographie. Elle intègre une photographie sombre et énigmatique d’un intérieur de l’artiste gantois Dirk Braeckman. Son emplacement judicieux dans l’exposition lui permet de prolonger l’architecture du musée : la profondeur de la prise de vue se substitue à celle du bâtiment. La mise en scène se dévoile. Le musée se veut, en effet, pédagogique : le visiteur reçoit une initiation à voir et comprendre l’art contemporain. Il est intéressant qu’il prenne conscience que l’accrochage influe sur sa manière de percevoir les œuvres découvertes. Une photographie de Bernard Voïta qui frôle l’abstraction est également présentée : elle invite à réfléchir sur le statut de ce medium censé reproduire la réalité. L’œuvre de Patrick Everaert qui la jouxte participe de la même démarche. L’artiste manipule des images issues de magazines qu’il juxtapose jusqu’à en créer de toute pièce une neuve dont le sens nous échappe. Everaert veut en effet que la curiosité du spectateur soit suscitée afin qu’il revienne sans cesse à l’œuvre pour tenter de la cerner. Le visiteur découvrira également une photographie issue de la série « To be like you » de l’artiste suisse Katrin Freisager, un regard de femme sur la femme-objet en quête d’identité. Mentionnons également la présence d’une installation de Jacques Charlier qui, il y a peu, déclarait être mieux compris en Flandre…Voilà qui est démenti ! Charlier pastiche, dans une série de toiles formant un tout, les différents styles qui ont marqué l’art moderne. Il signe de noms inventés auxquels il crée une biographie…Qui se laissera prendre au jeu ? Charlier appelle à la vigilance, à l’esprit critique du spectateur : qu’est-il prêt à accepter comme œuvre d’art ? Le Mac’s poursuit sa voie : la diversité des arts contemporains est une nouvelle fois démontrée avant d’enchaîner sur une exposition monographique consacrée à David Claerbout qui ouvrira ses portes en novembre. Christel Mahieu, |
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Jacques Charlier
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MAC's, Site du Grand Hornu, rue Sainte-Louise,
82, 7301 Hornu. |
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Tous les jours de 10 à 18 heures, fermé le lundi. |
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| Jusqu’au 12 octobre 2003. | |
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Voir
aussi sur notre site : José Maria Sicilia, "En flor", chronique de Fr. Bernardi, à La Louvière en 02 02. Rodney Graham, photos du Groupe Lhoist, Françoise Bernardi en 06 02. |
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