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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Juillet 2003. Art on Cows : les vaches sont entrées dans Bruxelles, une exposition de plein air, sur divers sites dans Bruxelles. |
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;; Le principe est simple et a déjà rencontré le succès dans de nombreuses villes
depuis ses débuts. Les vaches sont vendues vierges à des mécènes qui les font
ensuite « habiller » par des artistes personnellement choisis. A la
fin de l’exposition, le troupeau est vendu aux enchères et l’argent est réparti
entre les associations caritatives, les artistes, les mécènes, les
organisateurs et le propriétaire du principe Art on Cows.
A Bruxelles, les joyeux quadrupèdes sont répartis sur plusieurs sites de passage important comme la Place Royale, Place Poelaert, Galerie de la Reine et du Roi. Il est possible de se procurer un plan qui détaille le parcours. Les vaches sont parfois liées au lieu de leur exposition comme celles qui se trouvent devant le Palais de Justice ou le Palais royal. On
peut juste espérer qu’elles garderont leur aspect d’origine mais rien n’est
moins sûr. Si le climat a déjà causé des dégâts à plusieurs d’entre elles, on
peut aussi regretter la détérioration de certaines par quelques « cowboys » de passage.
Le choix de la vache comme support offre une vision surréaliste de la
ville mais on peut aussi y percevoir une certaine symbolique. Il s’agit d’un
animal familier et surtout « maternel » qui répond à nos besoins
quotidiens en nous offrant, souvent sans consentement, son lait et sa chair.
L’objectif avoué d’un tel événement n’est autre que de donner de la couleur à
la ville et d’y apporter un peu d’humour. Cette exposition en plein air suscite évidemment le débat, s’agit-t-il d’art ou de marketing ? L’art n’est-il pas ici qu’un simple prétexte pour permettre aux sponsors et organisateurs de se faire de l’argent ? Quoi
qu’il en soit ces vaches rencontrent un public qui se montre de façon général
assez content de l’initiative. Ne pourrait-on pas, pour une fois, s’épargner de
longs débats et profiter de l’été en croyant naïvement que ces bovins ne sont
là que pour nous faire sourire ? Françoise Bernardi,
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| Exposition accessible jusqu'au 21 septembre 2003. |
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