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C’est devenu une
tradition, dans la période qui englobe la Ducasse de Mons (15 juin 2003),
Jean-Pierre DELVAUX a pris l’habitude d’exposer ses toutes dernières recherches
aux cimaises du magasin de pâtes alimentaires, Chez Théo. Il reste fidèle à
cette formule, à côté de lieux plus "officiels", convaincu que l'art
doit être accessible au regard et au commentaire, de chacun et du plus grand
nombre.
De
cette manière, il fait fi des carcans, il ébranle des remparts. De sa part,
nuls rejet ou critique : une expérience (il les aime, ne peut s'en passer), la
proposition que rien n'est figé.
Mais, plutôt que
d’y présenter ses interprétations
déjantées du combat entre Saint-Georges et le dragon, ce seront, cette fois,
des portraits très personnels réalisés et
recomposés d’après un modèle féminin, qui seront accrochés aux cimaises.
Violeta CEAMBUR (de la
Cellule Projets Ville / CPAS) lui a prêté son image pour un dessin très
particulier, et majoritairement en noir et blanc.
Un concept du
portait « en recomposition »
où Jean-Pierre DELVAUX superpose par calques des éléments dessinés sur le
vif : des originaux tirés d’un
physique, particularités précises et différentes d’un personnage,
captés lors de nombreuses séances de poses d’environ 2 heures.
Ces films
multipliés, ajustés, triturés, découpés et dans la dernière phase du travail,
scannés, servent à recréer une forme d’un portrait aux impressions très
contemporaines.
Il
y a une sensualité vivace à laquelle le modèle n'est pas étranger -merci Violeta, une fraîche spontanéité dans un dessin toutefois abouti. Et cette
touche d'humour et d'optimisme qui est comme un fil conducteur de l'oeuvre de
Delvaux.