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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Juin 2003. Abstractions, un siècle d'art abstrait en Wallonie et à Bruxelles : au Botanique à Bruxelles. |
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; L’exposition s’ouvre sur un Magritte et se clôture avec l’installation Peinture
cérébrale de Jacques Charlier. Bien que ces deux artistes ne soient pas
définis comme abstraits, leurs recherches artistiques les ont guidés vers une
expression libre et distante de la représentation réaliste. Ces deux œuvres
traduisent le cheminement d’un artiste en quête de renouveau plastique mais
aussi des choix d’une exposition plus basée sur des œuvres que des artistes. Les
principaux noms de l’abstraction sont présents et côtoient ceux d’artistes
plutôt engagés dans des voies figuratives. L’abstraction est née du désir et du besoin de renouveau dans le monde
artistique. Si la Russie, l’Allemagne ou les Pays-Bas
sont considérés comme des foyers culturels importants, les artistes belges se
sont eux aussi engagés dans la voie de ce renouveau. Retracer un siècle d’abstraction, c’est présenter la diversité d’un
style, la multiplicité des approches personnelles. Il n’y a pas une abstraction
mais une variété de démarches artistiques reprises sous un même vocable. On
retrouve les deux grands pôles d’un style d’une part « froid »,
géométrique, constructiviste et d’autre part « chaud », gestuel,
lyrique. Au lendemain de la première guerre, le style est construit, géométrique
et rigoureux mais peut également se faire plus organique. Baugniet,
Lacasse, Closon, Lempereur-Haut, Engel-Pak et Flouquet sont considérés comme des pionniers de
l’abstraction en Belgique. Une nouvelle vague du courant abstrait apparaît dans les années 50. Les
mouvements se multiplient et contribuent à la diversité des approches :
Jeune Peinture Belge (Louis Van Lint, Anne Bonnet,
Gaston Bertrand), Apiaw (Association pour le Progrès
intellectuel en Wallonie), Cobra (Dotremont,
Alechinsky). L’abstraction se diversifie, les artistes jouent avec les formes,
les couleurs mais aussi les matières (Simone Huby,
Willy Helleweegen, Raoul Ubac). Les œuvres deviennent
hétéroclites et se situent parfois à la frontière entre la deuxième et la
troisième dimension (Francis Desépulchre). La multiplicité des approches témoigne des recherches artistiques, de la
nécessité d’objectiver une vision du monde ou de donner forme à des émotions, à
une intériorité. On retrouve au sein de ce courant une dualité entre d’un côté
l’aspect cérébral et de l’autre l’aspect plus sensible. Si cette exposition ne peut, par l’ampleur de son thème être exhaustive, elle propose cependant un riche ensemble d’œuvres. Peut-être aurait-elle simplement pu se limiter à la peinture au lieu de s’égarer avec les sculptures de Emile Desmedt et les rapprochements entre l’abstraction et la photographie, sujet trop vaste pour être abordé de façon aussi sommaire. Françoise Bernardi,
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; Emile Desmedt
Supprimé
:
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Le Botanique Rue Royale, 236 – 1210 Bruxelles. |
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| Tous les jours sauf le lundi, de 11 à 18h. | |
| Exposition accessible jusqu'au 15 juin 2003. |
Copyright © 2003 Mémoires et
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