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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de Stephane REY. Juin 2001 . |
| 1. "Premier regard sur une vie d'artiste" - Saint-Gilles |
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Ils sont deux, Michèle Christiaens et Maurice Sendrowicz à ouvrir le cycle d'expositions inauguré par l'Hôtel de Ville de Saint Gilles sous le patronage du Ministre Charles Piqué, bourgmestre de la commune et chargé de la politique des grandes villes. Ce cycle permettra, chaque année, à un ou plusieurs artistes de qualité qui n'ont pas encore exposé d'investir la Salle Europe de l'Hôtel de ville et de dévoiler leur parcours artistique. Compagnons dans la vie comme dans la profession, Michèle Christiaens et Maurice Sendrovicz présenteront donc chacun une trentaine de toile, créées au cours des dix dernières années et leur parcours mérite incontestablement attention. Michèle Christiaens, née à Bruges en 1942, par les Académies des Beaux-Arts de Bruxelles, de Boitsfort et d'Ixelles dans diverses disciplines comme le dessin et la sculpture puis fit son chemin dans des grandes agences de publicité à New-York, Paris, Bruxelles. Elle a toujours peint parce que "peindre ne peut être qu'une passion dont la réalisation ressemble à une euphorie orgastique" mais se consacre exclusivement à la peinture depuis 1993. Après être passée par une période "nature morte" très personnelle, elle chemine actuellement dans la peinture du mouvement. Ses motifs décoratifs inspirés du cubisme et de l'art africain se doublent d'une étude approfondie des couleurs parce que, affirme-t-elle, "la peinture ne devrait être que jubilatoire". De là des camaïeux de brun évoquant la terre et des coloris vifs rappelant les pigments exotiques. Le travail de l'artiste est essentiellement graphique et suggère l'action de bouger quelle qu'elle soit à travers la figuration humaine, la danse ou le sport y compris le sumo... On songe à Matisse, à Klimt, à Egon Schiele. Les références sont solides, avouons-le ! Le parcours de Maurice Sendrovicz passe lui aussi par les Académies des Beaux-Arts de Bruxelles et de Boitsfort sous la houlette de Roger Somville, puis par les agences de publicité internationales comme Lintas et Lowe. Lui aussi pratique la peinture depuis bien longtemps mais s'y consacre exclusivement depuis 1992 sur un tout autre registre que sa compagne. Pour lui, né à Anvers en 1935, la deuxième guerre mondiale a laissé un cratère d'expression et de recherche créative en jachère. En effet, l'expressionnisme n'avait pas fini de fleurir quand la génération d'après-guerre a voulu rejeter l'expérience du passé. D'où ses portraits au pastel ou au fusain rendant hommage avec infiniment de délicatesse à la femme, séductrice, sévère, enjouée, lascive ou hiératique. Souvent anonymes et à peine esquissés, les modèles sont représentés sous un voile flou de lumière. Les corps et les décors semblent pâlis par un ensoleillement éblouissant dont émerge, un regard, une chevelure, quelques objets aux tons soutenus. Tout bien réfléchi, on n'est pas tellement loin de l'expression artistique des Matisse et Egon Schiele déjà cités. Michèle Christiaens et Maurice Sendrowicz, deux oeuvres à la fois différentes et parallèles pour une même quête de la vérité esthétique. Stephane Rey |
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"Mouvement"
"Elle"
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| Hôtel de Ville de Saint-Gilles. | ||
| Du mardi au vendredi de 11 h à 18h. Samedi et dimanche de 14h à l8h. |
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| Du 19 juin au 3 juillet 2001. Copyright © 2001 Memoires et Stephane Rey. Les artistes pour les oeuvres et leur reproduction. Tous droits réservés. |
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