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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de Françoise Bernardi. Mai 2001 . | |
| "Georges Thiry. Rétrospective 1904-1994", à Charleroi |
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Ainsi, Mariën, Magritte, Scutenaire, Blavier, Nougé se sont prêtés à quelques poses. Le principe est toujours le même, Thiry photographie ses "modèles" chez eux, puis à l’extérieur, dans la rue, devant des affiches. Cette importante collection de portraits est mise à l’honneur dans cette rétrospective. Dans son travail, il s’est également attaché à saisir des instants quotidiens de la vie rurale et paysanne. Ces photographies sont un témoignage du temps où des marchands ambulants sillonnaient les rues de la ville avec leur charrette, où l’homme-sandwich se promenait pour informer les passants, etc. Ce sont des moments de vie, sans extravagance, des journées de travail, de détente dont ces photographies se font les témoins. Ces images nous touchent par leur véracité, elles traduisent la fragilité et la force des personnages photographiés. Les prostituées se sont également livrées avec sincérité, générosité et parfois même légèreté. Georges Thiry nous offre ici de très beaux portraits de femmes. Georges Thiry, proche de nombreux surréalistes, n’est cependant pas à rattacher à ce courant artistique. Il puise son inspiration auprès de ses amis, dans des scènes quotidiennes et banales. Il aime les hommes et la vie, ses photographies en sont le reflet. De ses modèles, il saisit l’essentiel, traduit l’émotion et nous offre une poésie du temps passé . Françoise Bernardi |
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Georges
Thiry
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Musée de la photographie à Charleroi. |
| Exposition accessible jusqu’au 3 juin 2001. |
| Tél. 071 43 58 10. E-mail : musee.photo@infonie.be |
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