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LA LETTRE MENSUELLE |
| La chronique de Stephane REY. Mars 2001 . |
| 4. A Deurle : Fondation Dhont - Dhaenens. |
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. Entre Laethem Saint Martin, Deurle, Afznee et Deinze, villages assoupis et maisons basses s’étirent le long de la Lys ou se ramassent autour de leurs petites églises entourées de cimetières où reposent, sous le lierre, bien des artistes connus. On poussera la porte de quelques ateliers comme celui de Gustave Desmet blotti au fond d’un jardin qui ressemble à son oeuvre. On évitera les "galeries-arnaques" à l’affût du pigeon en quête de pittoresque mais, partout, on humera l’âme des artistes flamands rôdant dans les parages. A Deurle, dans la verdure, derrière une bâtisse- muraille contemporaine se cache le MDD. Museum Dhont - Dhaenens, de ces lieux ( à tort ) rarement évoqués et qui font songer aux Fondations Giannada et Beyeler en Suisse, van Buuren à Bruxelles. On peut y découvrir un florilège d’oeuvres d’artistes flamands rassemblés par les époux Dhont - Dhaenens et mis, après leur mort, à la disposition du public. La collection couvre grosso modo la période allant de 1880 à 1950. Tous les grands noms sont ici représentés. Beaucoup de ces artistes se sont installés, un moment, dans la région y fondant une petite communauté indépendante désireuse de travailler dans la paix campagnarde, loin de la vie citadine, loin de tout académisme, écoutant la lecture de poètes et participant à des discussion philosophiques. Ils sont " fidèles à un symbolisme inspiré par le christianisme, la littérature et par dessus tout la vie et les travaux de la campagne ". Dans cette importante collection épinglons une "Lys à Laethem" de Valerius de Saedeleer où le ciel et l’horizon jouent un rôle important dans un superbe dégradé de coloris bleus et différents "Paysans" de Gustave Van de Woestijne d’un réalisme saisissant mettant l’accent sur le détail soit de l’oeil, du nez, de l’oreille du sujet. Georges Minne est ici largement représenté avec des sculptures tantôt rudes et anguleuses, tantôt raffinées, simplifiées à l’extrême telle cette émouvante " Mère à l’enfant " en bronze, datant de 1930. Du second groupe de Laethem ( celui d’après la première guerre mondiale) les figures de proue - Permeke, Gustave Desmet et Frits van den Berghe - donnent une bonne image de leur oeuvre avec des personnages souvent peints dans des tons bruns et terreux éclairés de furtives lumières. Et puis il y a tous les autres. Spilliaert le solitaire. Laermans, Constantin Meunier, les " artistes de la compassion ". Ensor, Servaes, Tytgat avec un charmant " Souvenir d’un dimanche ", Saverijs avec une sobre " Lys " datant de 1940, Rik Wouters, Brusselmans et... cerise sur le gâteau, un touchant "Portrait de la fille de Henri Matisse" par Evenepoel, disparu trop vite, et qui vaut à lui seul le déplacement. La collection elle-même ne comporte que des oeuvres de qualité couplées avec des acquisitions et des expositions d’oeuvres contemporaines d’artistes belges et étrangers - elles de qualité variable. A noter que le MDD organise parfois concerts et séances de lecture. Le dimanche où nous y faisions halte, quelques musiciens y donnaient un concert de musique brabançonne du XIX°. Intemporel et déstressant... Pour les lecteurs que l’école de Laethem intéresse, signalons que les Editions Racine viennent de sortir ( sous la plume de J. De Smet, conseiller scientifique au Musée des Beaux-Arts de Gand ) un très bel ouvrage de référence rendant hommage aux artistes de la région, connus et moins connus. Stephane Rey |
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"Jeune
paysanne"
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| MDD. Museumlaan 14. 9831 Deurle. | |
| Tel. 09/ 282.51.23. | |
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