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** N° 06 - février 2001 ** |
| LA LETTRE MENSUELLE |
Parution du 25 01 01 |
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| Stephane Rey : | Serge Vandercam à la Galerie Bastien-Art | ||
| Editorial | Lucien Braet à la Galerie Reinold Ketelbuters | ||
| Le contenu | Christophe Coppens : Maison de poupées pour adultes | ||
| La chronique universitaire : | |||
| 1. Anna Boch, par Madame Gaëtane Warzée | |||
| La chronique technique : | |||
| Techniques des gravures et estampes (5ème Partie) : Testez vos connaissances. | |||
| Pour financer notre site : | |||
| Nous vendons notre stand Nous vendons quelques oeuvres | |||
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Récemment interviewé le matin sur les ondes de la RTBF au sujet de son récent film "Le Roi danse", Gérard Corbiau faisait part, outre l'enthousiasme que cautionne le talent, de deux éléments que je propose à votre analyse. Tout d'abord, il évoquait l'accueil mitigé de la critique parisienne qui lui reprochait le soi-disant anachronisme d'avoir représenté Louis XIV dansant torse nu. Or, le réalisateur avait manifestement bien documenté ses sources, et il n'y avait pas là, que je sache, bien grande atteinte à la personne du Roi. Nos amis français balancent souvent entre le farouche attachement républicain et le nostalgique remords royaliste. Belges et Français aiment à se gausser des monarchies, mais se ruent sur les tabloïdes qui en relatent les péripéties. Cela reste bien véniel, mais atteste que nos mémoires restent plus ancrées que nous voudrions parfois le faire croire, et qu'il faut manipuler lez symboles avec des doigts d'orfèvre, pour ne pas dire des pincettes ! Je fus rendu plus perplexe par l'explication que donnait M. Corbiau de la musique de Lully, comme du théâtre de Molière : ces grands artistes s'attachèrent constamment à plaire au roi, et c'est pourquoi ils étaient en grâce à la Cour. On pourrait en dire autant de Le Brun, de Boulle, des artisans des Gobelins... Ceci m'interroge : j'explique dans la "Charte" du Courrier des lecteurs qu'aucun artiste n'a de comptes à rendre au pouvoir, que toute propagande n'est plus de l'art, que l'artiste doit choisir entre création et service (je dis même, dans le contexte : "servilité") ! J'ajoutais heureusement dès la première mouture qu'il n'est pas toujours facile de trancher. Mais l'art du 17ème siècle qui a donc tourné autour de la personne du Roi-Soleil peut-il être qualifié de production "au service" du Roi ? Je n'ai pas de réponse toute faite. Car il est indiscutable que les artistes de l'époque ont produit des chefs-d'oeuvre, dans tous les domaines de l'expression artistique et artisanale. Balayer tout cela en disant qu'il ne s'agissait que de faire-valoir, de velléitaires compromissions, me mettrait bien mal à l'aise, et serait même une contre-vérité. Je pense qu'une considération doit ici intervenir : la personne du Roi, qui l'était de droit divin, représentait plus que sa personne : elle était déjà symbole, elle était principe, comme plus tard on établira ceux de liberté, égalité, fraternité -sans que le succès soit total, d'ailleurs ! En Belgique, on choisit "L'union fait la force" : sans commentaire ! Durant de nombreux siècles, les artistes eurent comme références tous les sujets religieux. C'est au nom de Dieu qu'ils bâtirent les églises romanes, les cathédrales gothiques et les oeuvres prestigieuses, peintes ou sculptées, qui les parèrent. Certes, le balancier oscilla souvent : la Renaissance retrouva de nobles idéaux païens, puis l'Eglise remit de l'ordre quand il s'avéra qu'elle risquait d'y laisser ses prérogatives. De Réforme en Contre-Réforme, on se disputa la manière dont on pouvait représenter Dieu, ses oeuvres et ses ouailles. Le peintre, comme tout homme, est empreint des courants de pensée ambiants et antécédents, même s'il n'aspire qu'à s'en démarquer. De nos jours, l'artiste revendique haut et clair sa liberté, et il a raison. Mais en son nom, sous son couvert, se fabriquent des contradictions et des dérives. Vous découvrirez aisément les premières sur des sites ou dans des groupes de discussion : combien d'artistes ne revendiquent-ils pas un art libéré de toute contrainte commerciale, de tout souci de plaire, de toute considération du marché ou du spectateur... alors qu'il transparaît qu'ils espèrent, qu'ils implorent pour cet art "différent" (de quoi ? : de tout ce qui est "ringard", c'est-à-dire antérieur) une quelconque reconnaissance. Quant aux dérives, je ne vais que les survoler car elles ne m'intéressent guère sur le plan de l'art. Ainsi, la provocation pour elle-même ne me paraît pas suffire pour mériter d'essence le nom d'Art. Je parle de certains "événements" où l'immonde le dispute au morbide, où les émonctoires naturels servent de palette, où la transgression-concept tient lieu de capacité à l'innovation créatrice. Les premiers abstraits furent de grands mystiques, les cubistes poursuivaient une ardue quête rationnelle, les Impressionnistes, les Fauves, les Expressionnistes, ou encore les tenants du Symbolisme et du Surréalisme ont tous un jour rompu avec les prédécesseurs, mais sans cracher dessus. Un peintre comme Bacon m'indispose et me fascine : je lui reconnais le statut d'artiste car il exprime des émotions que sans doute je n'ose pas m'avouer. Par contre, je n'ai nulle attirance, affectivité ou émotion intellectuelle pour les rebuts de salles d'autopsie ou les sorties d'égouts. La liberté que je prône sans cesse est donc une denrée suffisamment précieuse que pour ne pas être galvaudée. Vous me direz si je l'ai ici encarcanée. Mais je fais aux artistes l'honneur de penser qu'ils ont pour "fonction" de stimuler notre esprit, de bouleverser notre pensée, de surprendre notre perception, de secouer notre manière de voir, de chambouler notre réflexion... mais pas de provoquer les réflexes des chiens de Pavlov ! E. Mons delle Roche
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La chronique d'Art&Fact, association des Historiens d'Art de l'Université de Liège. Le premier article de 2001 des Historiens d'Art de l'Université de Liège évoque une artiste qui avait déjà connu un regain de notoriété fin 2000 : Anna Boch par Madame Gaëtane Warzée. Cette artiste réellement attachante nous est présentée ici en des aspects qui étaient méconnus. Les estampes et gravures : techniques. Nous voici au cinquième et dernier des articles consacrés à la technique des multiples. Nous vous proposons en fait de tester vos connaissances à travers un "QCM" (les membres de notre liste l'avaient reçu le 12 01 01). Voyez sur : Estampes/techniques/test. |
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De nouvelles collaborations sont en vue, et même proches de leur conclusion. Ainsi, nous pouvons d'ores et déjà vous annoncer un article sur l'affiche de théâtre contemporaine en Communauté française : Madame Françoise Bernardi nous présentera ce sujet qu'elle connaît particulièrement pour l'avoir analysé dans le cadre d'un de ses travaux d'historienne de l'art. Par ailleurs, et pour financer notre site, nous mettons en vente, via la "Bourse des particuliers", quelques-unes des pièces de notre collection ; également un stand modulable à un prix très intéressant. Les membres inscrits en ont été les premiers avertis ! E. Mons delle Roche. |
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