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LA LETTRE MENSUELLE |
| La chronique de Stephane REY. Septembre 2000 . |
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Pierre Joseph REDOUTE... Botaniste" Au Musée Groesbeeck - de Croix de Namur |
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.. Né à Saint-Hubert au coeur de l’Ardenne, il était fils, petit-fils et arrière petit-fils d’artistes.
Il est le plus talentueux et le plus connu de la lignée. Puis, il s’en va tenter sa chance à Paris où son frère aîné peint des décors de théâtre. Dès qu’il a un moment de liberté, il court au Jardin du Roi pour y découvrir des parterres de fleurs inconnues qu’il dessine et redessine sans se lasser aiguisant là son ardeur de poète et la précision d’un botaniste en devenir. Dès lors, les choses vont vite. Un marchand d’estampes le découvre, fait graver et colorier à la main ses dessins qui retiennent l’attention d’un bibliophile passionné de botanique. C’est le début du succès. Il illustre, entr’autres la Botanique de Jean Jacques Rousseau, collabore à l’illustration de l’ Encyclopédie et réalise de nombreux ouvrages consacrés aux roses dont il connait tous les secrets et aux liliacées inspirés du jardin de Jospéhine ce qui lui vaudra le titre envié de " Peintre des fleurs de l’Impératrice " Parcourir l’exposition du Musée c’est feuilleter un superbe livre d’images auxquelles ne manquent que les fragrances. Redouté peignait le plus souvent à l’aquarelle sur velin (parchemin très fin et très blanc en peau de veau). Pour ses planches, il utilisait la méthode du " pointillé " selon laquelle une myriade de points creusés par une roulette dentée ou des aiguilles (et non plus un burin) vont accrocher la couleur en douceur. Au Musée Groesbeeck - de Croix, le visiteur peut admirer la maîtrise de l’artiste, cet art exceptionnel qu’il a de rendre l’immatérialité, la transparence, la fragilité des fleurs. Redouté ne se contente pas de les peindre en atelier, il crée aussi des espèces et "herborise" dans son jardin faisant en quelque sorte une "synthèse de l’art et de la science". Dans les années 1800, toute l’Europe élégante sera inondée des aquarelles fleuries de Redouté. Il décorera des services de porcelaine pour les plus grands et Louise Marie, future première reine des belges sera son élève... Que le visiteur chausse donc ses lunettes pour mieux observer la diversité des roses, le velouté de leur feuillage, l’éclat des liliacées, la fraîcheur de la "Vierge dans une couronne de fleurs", la délicatesse du trait de pinceau modelant ici un bouton, là une nervure ou encore un insecte ou une goutte de rosée. Stephane Rey |
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d'amour,
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| Musée Groesbeeck- de Croix, 3 rue Saintraint, Namur. | ||
| Tous les jours sauf lundi de 10h à 12h et de 13h à 17h. | ||
| Jusqu’au 17 Septembre 2000. |
© Copyright 2000 Mémoires et Stephane Rey.
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