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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Stephane Rey et Colette Bertot. Octobre 2001 3. André Engels, de la non-figuration à la figuration. |
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"40 ans d’imagination et d’évasion poétique"... Tel est l’intitulé qualifiant le parcours pictural d’un peintre bien de chez nous dont le cheminement, peu habituel, passe de la non figuration à la figuration. Cette oeuvre d’envergure, de poésie et de charme occupera prochainement les cimaises de l’Hôtel de Ville de Saint Gilles. Toutes les périodes de l’artiste y seront présentées. Toutes méritent un regard attentif. Non figuratif en un premier temps Engels ( qui signait Guels à ses débuts ) a projeté ses émotions sur la toile à grands coups de pinceaux vigoureux et lyriques donnant naissance à des formes et des volumes amples, équilibrés et traduits dans des coloris d’une luminosité généreuse et profonde. En témoignent ses « Synthèses », ses « Horizons » puissants et abstraits. Vient ensuite une période qu’il qualifie lui même d’écologique, où luttant à sa façon ( un exemple « Les cheminées » ) contre la pollution qui gagne la planète, l’artiste nous emmène dans les dédales d’usines, de poubelles, de containers sans âme mais non sans danger pour les pauvres témoins impuissants que nous sommes. Les lignes sont épurées, les couleurs restent vives, mais la menace rôde... A partir de 1970, comme s’il était las de prêcher dans le désert, l’homme change d’orientation. Il abandonne le thème de la pollution, devenue affaire de politiciens, pour accéder « à une période d’esprit plus joyeux ». Viennent les rêves de jardin, les images colorées, plaisantes, heureuses. Intérieurs et paysages font bon ménage en grands comme en petits formats. Il y est question de nénuphars, d’oiseaux, de nuages gentiment pommelés, de soleil, de fleurs, d’Eden retrouvé, d’amoureux, de promenades poétiques, mais n’allez pas croire à la naïveté de la démarche. A côté de la réalité quotidienne vue par le joli bout de la lorgnette, s’insinue un message chargé de valeurs spirituelles et symboliques. Le jardinier enchanteur au premier coup d’oeil, réinvente l’humanité à partir de cette « vérité première selon laquelle seuls l’amour, la fraternité et les vertus inhérentes à l’humaine nature pourront sauver un monde de la décadence »... L’artiste ne s’adresse pas seulement à l’oeil, il s’adresse à l’esprit du spectateur. Voyez sa « Tour de Babel », son « Arbre de vie », son « Jardin nocturne » tout éclairés d’une lumière venue de l’intérieur. Coloriste hors pair, Engels sait l’art de poser en aplats les jaunes, les verts, les roses, les bleus cobalt, créant avec sérénité un arc-en-ciel séduisant et enfantin. Ses multiples dons n’ont pas échappé à l’oeil sagace de Katia Granoff, célèbre galériste parisienne qui accroche régulièrement aux cimaises de la Place Beauvau, les oeuvres d’Engels auquel « elle croit » comme elle a cru en Chagall et bien d’autres. A voir, le coeur en fête... Stephane
Rey, |
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Hôtel de Ville de Saint Gilles. Place Maurice Van Meenen 39. 1060 Bruxelles. |
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Du mardi au dimanche de 14h à 18h. |
| Exposition du 12 au 28 octobre 2001. |
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