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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Octobre 2002 Hommage à Raymond Renard, peintre et scénographe |
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. Né à Auderghem en 1929, diplômé de La Cambre, il s’oriente vers le décor théâtral. Si ses études le destinaient à la publicité, ce monde ne lui convient pas. En 1950, il va trouver Roger Domani, directeur du Théâtre de Poche, et réalise son premier décor. Il travaille alors sur des pièces de Ionesco, Audiberti ou Vian. C’est à cette période qu’il réalise ses premières affiches. Les organismes culturels pour lesquels il travaille sont nombreux. Il est partout, tant à Bruxelles (le Rideau, le Théâtre des Galeries, le Théâtre National) qu’en Wallonie (Centre lyrique de Wallonie). Il traverse également les frontières et travaille aux Pays-Bas en Allemagne et en France. Il réalise les costumes, les décors et aussi les affiches. C’est une étroite et fidèle collaboration que Raymond Renard tisse avec la Théâtre de Poche, lieu d’avant-garde. Pendant quatre années, il travaille exclusivement pour le Poche à raison de huit décors par an. Il réalisera les premières affiches du Poche avec le personnage d’Arlequin tenant une affiche. En 1955, il interrompt cette exclusivité pour voler vers d’autres lieux mais sans jamais véritablement abandonner le Poche. Ses nombreuses affiches se rapprochent souvent du spectacle, il se définissait lui-même plus comme un illustrateur qu’un graphiste. Il établissait une osmose entre le décor et l’affiche qui restaient pour lui très étroitement liés. On lui doit également plusieurs livres pour enfants. La noce chez les petits bourgeois (1975) et Charcuterie fine (1981) sont deux affiches conçues comme de véritables portraits de groupes. Le style naïf n’est pas sans rappeler le Douanier Rousseau. Dans les deux cas, les différents personnages du spectacle sont représentés sans démonstration de sentiments. Tous sont peints de face avec cette tête ronde caractéristique. Raymond Renard présente les différents protagonistes du spectacle dans un portrait figé, inquiétant par sa naïveté. Une certaine distance est établie entre la violence des propos tenus par ces deux spectacles (déchirures familiales) et l’image que Raymond Renard nous en donne. Si son travail d’affichiste fait parfois figure d’ovni dans le monde de la publicité, la poésie de ses réalisations témoigne de la fidélité d’un homme à une forme d’art pour tous. Françoise Bernardi |
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Raymond Renard
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