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LA LETTRE MENSUELLE |
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Musée Gaumais de Virton, l'exposition d'été 2002 : Exposition rétrospective Camille Barthélémy. |
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C'est devenu une tradition : le Musée gaumais de Virton organise une exposition d'envergure durant l'été. Après Albert Raty et Guillaume Edeline, voici en 2002 Camille Barthélemy. Le vernissage a eu lieu ce 22 juin, et j'en reviens ébloui. Car si la tradition s'instaure, à chaque fois naît l'événement ! Jugez plutôt : ce ne sont pas moins de 98 peintures (huiles sur toile ou sur carton) et 78 gravures (soit l'entièreté de l'oeuvre gravé de l'artiste) qui sont présentées. De plus, toutes les peintures sont prêtées par des collectionneurs privés, ce qui implique qu'elles sont pour l'essentiel peu ou pas connues. Même si on lui connaît quelques portraits, nus et natures mortes, Camille Barthélémy fut toujours et essentiellement paysagiste. Il est surtout de cette veine d'artistes qui parviennent à offrir au spectateur une fascination et un plaisir qui dépassent, transcendent le sujet. On parle souvent à leur égard d'Expressionnisme, et ce terme est adéquat, tant nous sommes invités à plonger dans une réalité qui fait vivre l'oeuvre dans son autonomie artistique, son émotion. Tous les amateurs s'accordent pour reconnaître à Camille Barthélémy ses immenses qualités de coloriste, dans des harmonies étudiées et vigoureuses. Les toiles n'ont rien perdu de leur éclat, et cela grâce au soin que Barthélemy apportait à la préparation de ses fonds. On doit aussi insister sur son talent de graphiste, la structuration de son dessin où, comme le disait Monsieur Chariot dans sa présentation, "le ciel accroche la terre". Et étonnamment moderne, son sens de la composition, son cadrage "serré", ses vues en plongée ou en contre-plongée qui toujours rendent la majesté d'un clocher, d'une ruelle de village, d'une vallée. Il y a quelques processions : les personnages voûtés accompagnent les courbes du lieu, épousent le paysage, y sont intégrés. Il y a du sacré dans ces toiles, et je me disais alors qu'il en transparaît dans bien d'autres. Ce qui me dispense d'utiliser ce terme aujourd'hui galvaudé de communion "cosmique". Comme Camille Barthélémy a étudié en Flandres et vécu en Gaume, il nous a laissé des béguinages malinois et des villages ardennais. Comme il a voyagé, il a peint aussi le Sud de la France, l'Aveyron, l'Espagne, le Maroc... La lumière change évidemment, mais pas cette farouche volonté de s'imprégner de l'endroit pour en restituer l'âme. Cette remarquable exposition est accompagnée du "Catalogue raisonné de l'oeuvre peint et dessiné". Il est le couronnement de la recherche inlassable du plus grand spécialiste de l'artiste : André Martin, à qui l'on devait déjà le catalogue raisonné de l'oeuvre gravé de Barthélémy, notamment. L'ouvrage répertorie 1.845 tableaux, aquarelles, gouaches, dessins. Et, geste qu'il convient d'honorer, Monsieur Martin a offert le fruit de ses vingt années de travail au Musée gaumais ! E. MdR |
Droits
indiqués sous Temps de pluie... Porche de ferme
Ruelle à Marrakech
Portait d'Irène |
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Musée gaumais, rue d'Arlon, 22, 6760 Virton. Rue déserte à Malines >> |
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De 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 18h00. Tous les jours, sauf le mardi en septembre. Plus de renseignements : * sur la page du musée et * sur son site propre. |
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| Exposition accessible jusqu'au 29 septembre 2002. | |
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Catalogue raisonné par André Martin : 55 €. Editions du Musée gaumais, Impr. Michel frères. |
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