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PARTIE
I en cliquant ici :
Le plafond du Waux-Hall
PARTIE II.
Henri Deprez : biographie et œuvre d'Henri Deprez
Peintre
fécond dont une grande partie de l’œuvre a aujourd’hui disparu, Henri Deprez
naît à Liège en 1720. Elève du sculpteur Renier Panhay
de Rendeux, il obtient assez tard une bourse pour la
fondation Lambert Darchis à Rome afin de se
perfectionner. Sa présence y est attestée en 1747, 1748 et 1751. Son séjour
romain est assez mal connu. Il aurait travaillé, avec ses compatriotes Jean Latour et
Englebert Rendeux, chez Hyacinthe Corrado,
peintre de fresques italien (1693-1768).
Dès son retour, il reçoit de
nombreuses commandes, surtout pour des églises liégeoises. En 1762, il épouse
Marie-Elisabeth Petitjean, dont
il aura trois enfants. Elle est la sœur de Gérard-François Petitjean,
chanoine de la cathédrale Saint-Lambert et de la collégiale Saint-Denis, en
faveur à la cour du prince-évêque Charles-Nicolas d’Oultremont.
Cette alliance, tout comme ses nombreuses réalisations vendues moins chères,
lui ont valu des critiques déjà de son vivant. Léonard Defrance
ne le qualifie-t-il pas dans ses mémoires de «barbouilleur insigne», qui
«pochait des yeux dans ses figures mieux qu’un parfait cuisinier ne fait les
œufs»? Deprez semble avant tout soucieux de productivité et la qualité de son
œuvre s’en ressent. Il est spécialisé dans les portraits, ainsi que dans les
peintures religieuses et mythologiques. Il s’inspire largement d’autres
artistes et reproduit les mêmes motifs d’une composition à l’autre.
Deprez meurt en 1797.
Une
chronologie de son œuvre est établie par Albert Lemeunier.
En 1750-1751, il réalise six petits tableaux pour l’église Saint-Denis à Liège
et, vers 1760-1765, la plupart des peintures décoratives du château de
Belle-Maison à Marchin. Vers 1763, il exécute des
peintures décoratives pour l’hôtel Spirlet en
Hors-Château et deux tableaux pour le chœur des Dames de l’église abbatiale du
Val-Benoît. En 1765, il peint les scènes de la vie de saint Feuillien
pour la collégiale de Fosses. De la même époque datent les tableaux décoratifs
de la bibliothèque du palais des princes-évêques (vers 1766), la peinture de la
voûte et de la coupole de l’église du Saint-Sacrement à Liège et deux attiques
de portes pour l’hôtel de Clerx d’Aigremont
dans la même ville (vers 1767). En 1768, il fait le portrait de Charles-Nicolas
d’Oultremont pour l’hôtel de ville de Huy. Au début
des années 1770, il réalise «Jésus chassant les marchands du temple» et «Jésus
parmi les docteurs» pour l’église des Prémontrés de Beaurepart
et commence à orner la voûte de l’église Saint-André à Liège. En 1773, il
réalise les scènes de la vie d’Enée pour la salle à manger du château des
Sélys à Fanson. En 1776, il
commence une commande importante pour l’église de Chênée
: quatorze stations du chemin de croix, deux tableaux («l’Agonie du Sauveur» et
la «Résurrection») et deux médaillons (saint Pierre et saint Paul). En 1779, il
peint un plafond, aujourd'hui disparu, à l’hôtel de ville de Verviers.
Sont
encore attestés une Assomption pour l’église de Glons
(1786), un Calvaire pour la chapelle Saint-Roch de Volière (1789), une Trinité
pour la chapelle Sainte-Ursule au palais de Liège
(1790, aujourd’hui à l’église de Housse) et, enfin, un chemin de croix de seize
stations à l’église Notre-Dame de la Licour à Herstal
(1792).
A. Lemeunier mentionne également les œuvres
disparues et connues par les notes du chanoine Hamal
: voûte de l’église du Séminaire et de celle des Jésuites, tableaux pour le
chœur de l’église de l’abbaye de Robermont, pour la
collégiale Saint-Pierre, pour l’église des Carmélites de Saint-Léonard, pour le
chœur de l’église des Carmes déchaussés en Hors-Château, pour le chœur de
l’église Saint-Séverin à Liège et, enfin, un Christ
pour le maître-autel de l’église des Clarisses que Hamal
cite comme le chef-d’œuvre de Deprez. Peuvent encore être signalés des
dessus-de-porte pour l’hôtel d’Ansembourg et pour
celui de Hayme de Bomal,
ainsi que des tableaux pour l’église Saint-Loup à Namur.
A.
Lemeunier (p.43) situe le plafond de la salle de bal
du Waux-Hall en 1774, date avancée sans source, vraisemblablement
celle, erronée mais répandue, de la construction du bâtiment. Les plafonds ont
été peints plus probablement en 1770 (cage d’escalier et salle de bal) et en
1771 (grand et petit salons).
Vanessa
Krins,
Historienne d'art
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Le plafond du Waux-Hall
Bibliographie
:
DE
LAIRESSE Gérard, Le grand livre des peintres, 2 vol., rééd.,
Paris, 1787.
DETHIER
Ivan, Décoration du Waux-Hall, dans Histoire et Archéologie spadoises, mars 1985, p. 9-11.
FOLVILLE Hughes et
Jacques, Spa, le Waux-Hall, les quatre plafonds décorés par Henri Deprez
(Liège : 1720-1797), dans Musique et patrimoine (Dossier de la
C.R.M.S.F., 2), s.l., 1995, pp. 157-159.
KRINS Vanessa, Le
Waux-Hall à Spa, (Dossier de la C.R.M.S.F., 6), Stavelot, 2000.
LEMEUNIER Albert, Henry
Deprez, essai de bibliographie, dans Cahiers
du C.A.C.E.F., n° 127, 1987, pp. 40-44.
LOMBAERDE Piet et
FABRI R., Le Waux-Hall de Spa, dans Maison d’Hier et d’Aujourd’hui, n° 67, 3e trimestre
1985, pp. 2-31.
MARQUET Léon et
BEDORET Gaston, A l’âge d’or de Spa, le Waux-Hall au XVIIIe siècle. Du XIXe
siècle à nos jours, Verviers, 1985.
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Toutes les
illustrations se
trouvent sur
la PARTIE I
Pour
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via Mémoires : info@art-memoires.com
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