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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Stephane Rey et Colette Bertot. Février 2002 2. Dario Caterina, rebelle : à la Galerie Bastien-Art. |
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Mais non, Dario Caterina ne voltige pas sous chapiteau. Cet artiste bien de chez nous, sagement né à Seraing en 1955 a suivi un
parcours classique et fait ses classes à l’Académie des Beaux-Arts de Liège,
section sculpture. Influencé, à ses dires, par la statuaire des Cyclades et la sculpture
grecque polychrome, il glisse peu à peu vers la peinture mais pas n’importe
laquelle… Le bonhomme est indépendant voire farouche. Il refuse systématiquement
de «bêler contemporain». L’expression est de lui et dit bien son
souci de prendre la parole quand et comme bon lui semble. Ses compositions étaient vigoureuses, tumultueuses, remplies de
personnages ambigus venus de partout et de nulle part. Depuis peu, un changement s’est opéré dans son œuvre. « Les distorsions spatiales et corporelles qu’il
affectionnait » ont été remplacées par un autre univers, plus détendu,
plus paisible, plus léger où les blancs dominent et dans lequel les personnages
semblent évoluer en suspension. Parfois un objet, comme une branche ou un petit homme plâtré, donnent
du relief au tableau qui prend alors le nom de « Coffret ». Dans ces œuvres récentes, il n’est pas rare, que Dario Caterina associe
la photographie à la peinture. Il suffit d’observer de près, par exemple, les
yeux de sa « Femme léger » pour en percevoir le glacial et
photographique bleu de porcelaine. Ailleurs, une étrange série de portraits déroule aux cimaises de la
galerie, des visages féminins, aux dents carnassières, aux regards provocateurs
suivant le visiteur comme pour l’envoûter. La femme est la principale source d’inspiration de l’artiste qui la
manipule à sa guise la faisant tantôt maternelle, tantôt fantastique, tantôt
animale et équipée d’ailes aux plumes régulières et touffues. Peintre, sculpteur, photographe, musicien, écrivain, philosophe,
sociologue (excusez du peu !), Dario
Caterina revendique le droit d’être iconoclaste. « A moi, dit-il, la liberté de pratiquer un art de pure
subjectivité, décoratif ou intellectuellement plus élaboré »… On aime assez ce réactionnaire de talent. Stephane Rey, Colette Bertot |
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sur la miniature
"Femme hibou"
"Femme léger"
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Galerie J.Bastien-Art. 61 rue de la Madeleine. Bruxelles. |
| Du mardi au samedi de 11h à 18h30. Dimanche de 11h à 13h. |
| Exposition accessible jusqu’au 17 février 2002. |
| Signalons que parallèlement, un panorama des
vingt dernières années de la production
de l’artiste est présenté à la Fondation pour l’art belge contemporain. Cité Fontainas 4. 1060 Bruxelles. |
Copyright © 2002 Mémoires, Stephane
Rey et Colette Bertot.
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