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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Février 2002 "Not I" : Artistes contemporains à Anvers. |
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Si la photographie, la vidéo ou l’installation sont ici privilégiés, Pieter Hensen présente une suite de peintures particulières dont la perception varie en fonction de la position du spectateur. Il n’y donc pas qu’une seule manière d’interpréter ses œuvres. Les photos exposées, si elles sont chacune de grands formats et en couleurs, procèdent de deux esthétiques très différentes. D’une part, Peter Cleutjens travaille de manière privilégiée les flous, les formes abstraites d’où émergent quelques tâches de couleurs, comme des spots. Ce procédé induit un mouvement et un mystère par l’absence de motif reconnaissable. D’autre part, dans une optique beaucoup plus réaliste et paysagiste, Martin Effert s’intéresse à une nature dont l’homme est absent. Ses images sont le résultat d’une technique particulière qui consiste à photographier de nuit avec de très longs temps de pose. Ces photos réalistes ont des teintes particulières très proches du réel mais aux accents presque inquiétants. Tant de silence, tant d’absence dans ces paysages qui ressemblent presque à des natures mortes. La photographie est utilisée comme illustration pour soutenir le discours développé dans la maquette crée par Florian Göttke Borrowed scenery. Celle-ci est fabriquée en frigolite et ressemble à la cage d’un zoo, des pneus sont suspendus mais personne n’est présent dans cet environnement. Les photographies présentent la transposition de ce montage dans la réalité. Carl von Weiler, Hans Op de Beeck et Maurice van Tellingen abordent chacun la vidéo selon des techniques et esthétiques très variées. Hans Op de Beeck, récemment primé au Prix de la Jeune Peinture, présente deux vidéos qui abordent les contradictions qui existent entre les envies des hommes et leurs réalisations au quotidien. Carl von Weiler déstructure notre perception en présentant une image fixe d’un homme filmé la tête en bas. L’artiste n’utilise jamais que son propre corps pour ces vidéos simples et dépouillées. Maurice Van Tellingen, quant à lui, projette dans une petite maquette l’ombre d’un homme en mouvement, ce qui donne à son œuvre un caractère rétro et fantasmagorique. Les seules sculptures de l’exposition sont proposées par l’américain David Lindberg et ses enveloppes plastiques. Il emprisonne des feuilles de papiers chiffonnées dans une structure transparente rigide. Bram Vreven anime une série de 48 vases communicants connectés deux à deux par des pompes électriques. Il recherche des sonorités engendrées par des mécanismes possédant un attrait visuel. Cette exposition témoigne de la frontière fragile entre les arts. Il devient difficile de parler de vidéos, de photos ou de sculptures tant les éléments se mêlent et pour simplifier la définition, on parle le plus souvent de technique mixte. Quelles que soient les techniques, les œuvres exposées interpellent et surprennent selon une influence plus ou moins perceptible de Samuel Beckett. Françoise Bernardi |
Pas de photos fournies
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Nieuw Internationaal Cultureel Centrum (NICC), |
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| Du mardi au dimanche de 14 à 18h. | |
| Exposition accessible jusqu'au 09 mars 2002. |
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