LA LETTRE MENSUELLE

Les chroniques de Françoise Bernardi.   Janvier 2002 
   Prix de la Jeune Peinture Belge
.


Sven Augustijnen, Xavier Noiret-Thomé, Hans Op de Beeck, Michael Van den Abeele, Koen van den Broek et Loreta Visic sont les six artistes sélectionnés par un jury international pour le concours de la Jeune Peinture Belge. Ce Prix reflète les différentes tendances contemporaines, il n’a plus l’ambition de primer uniquement la peinture. On ne compte d’ailleurs que deux peintres parmi les artistes sélectionnés.

Hans Op de Beeck (1969) crée un environnement et place le spectateur face à une maquette de village dévasté. Cette Location est installée dans une antichambre du Palais des Beaux-Arts entièrement noire. Seule la maquette est éclairée, visible à travers une grande vitre, elle est séparée du spectateur par des cloisons. Cette fenêtre fait écran et induit une certaine distance avec le spectateur qui se comporte alors en voyeur. Une telle mise en scène permet de révéler une atmosphère lourde et pesante, on y ressent un profond silence. Le spectateur se retrouve face à un même sentiment d’impuissance que celui ressenti en regardant le journal télévisé.  (Prix Jeune Peinture Belge Crowet : 500 000 F)

Loreta Visic (1976), artiste croate décline la maison sur plusieurs modes, matériaux et volumes. De façon symbolique, elle aborde le thème de la protection, de l’abri, de la stabilité ou encore de la sécurité. (Langui : 300 000 F)

Xavier Noiret-Thomé (1971) peut être défini comme un matiériste dans sa façon de concevoir la peinture. Dans ses œuvres abstraites, il travaille la peinture en couches épaisses et brutes. (Prix Lévis de la couleur : 300 000 F).  

Sven Augustijnen (1970) a réalisé une vidéo parodiant les concours de beauté. Son film propose une compétition du plus beau garçon du parc de Bruxelles, un homme nous guide dans ce parcours, avec des accents bien bruxellois.

Michael Van den Abeele (1974) présente une installation mêlant vidéo, ombres projetées et dallages particuliers. En effet au sol, plusieurs plaques s'emboîtent, elles sont vertes comme les tableaux d'école, l'artiste y a écrit plusieurs informations, des boussoles sont également présentes sur chaque dalle ainsi que de grosses craies rondes. L’artiste complexifie son discours et rend son installation difficilement compréhensible.

Koen van den Broek (1973) aborde dans ses peintures la ville et ses composantes, trottoirs, égouts, rues ou vitrines de magasins. Il approche le plus souvent cette thématique au travers de leur aspect anguleux et linéaire.

Ce prix de la Jeune Peinture Belge s’est très largement ouvert aux arts visuels, vidéo ou installations. On peut dès lors s’interroger sur la place de la peinture dans l’art contemporain en Belgique.

Françoise Bernardi    

17bfjp66.jpg (9921 octets)

17bfjp77.jpg (8190 octets)


Cliquez sur les miniatures 
pour voir les oeuvres 
en grand format

Toutes les photos sont 
Issues du catalogue

 

17bfjp11.jpg (30742 octets)

 

17bfjp22.jpg (10721 octets)

 

17bfjp33.jpg (6538 octets)

 

17bfjp44.jpg (10824 octets)


17bfjp55.jpg (9240 octets)

 

Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Rue Royale, 10 -1000 Bruxelles.
Tél. 02.507.84.66

Du mardi au dimanche de 10 à 18h, 
mercredi de 10 à 21h, fermé le lundi.

Exposition accessible jusqu'au 06 janvier 2002.

Copyright © 2002 Mémoires et Françoise Bernardi. 
Tous droits réservés.

Les autres articles sont accessibles via nos archives
Retour à la lettre        Retour à l'accueil

 

 

Hit-Parade