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** N° 44 - Avril 2004 ** |
| LA LETTRE MENSUELLE |
Parution du 01 04 04 |
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:: Déontologie ou législation ? Internet, "espace de liberté" pour user d'une formule éculée, ne nécessite ni l'un ni l'autre, seront tentés de répondre le libertaire et le libertin. Cette illusion d'une grande fraternité universelle, de la grand-messe de la communication entre les hommes et les peuples, a évidemment très vite trouvé sa place au bêtisier des utopies. Le droit, que l'on peut synthétiser comme l'ensemble des règles régissant les relations entre les hommes vivant en société, s'y applique évidemment. Mais avec la difficulté que ces règles varient selon les pays : ce qui sera "légal" dans un pays peut ne pas l'être dans un autre. Les sanctions diffèrent aussi. Et enfin, la mise en route d'une procédure sera bien plus difficile si nous devons intenter une action contre un individu ou une société située bien loin que si nous devons régler un problème de mitoyenneté devant le juge de paix. La déontologie, elle, peut se définir comme un ensemble de règles de conduite qui régissent le comportement des membres d'un corps, d'une profession, d'une communauté. Elle est propre à ce groupe et trouve son fondement dans ce que l'on peut considérer comme une philosophie des valeurs. Celles-ci varient aussi d'une contrée à l'autre, et des lois viennent parfois les contredire. Il en va ainsi de la publicité que s'interdisaient des professions libérales, et que l'Europe a jugées contraires aux sacro-saintes lois de la concurrence. Le fric plus fort que la morale, rien de neuf sous le soleil. La communauté des internautes s'est imposé très vite une forme de déontologie, ou au moins de savoir-vivre, qui porte toujours le nom de "netiquette". Diverses chartes ont tenté d'autoréguler les échanges, la sanction étant soit l'avertissement, soit l'exclusion. Si l'on considère que cette déontologie comporte l'interdiction du spamming (courriels non sollicités), le respect d'autrui, des principes généraux du droit et de la bienséance, nous sommes bien loin du compte. Une des dernières modes est celle des "web-logs", variantes de sites personnels que chacun peut aisément mettre en ligne pour s'épancher ou raconter sa vie, supposée passionnante comme l'est la TV-réalité. Sitôt imaginés, sitôt créés, sitôt viciés ! En effet, des étudiants -notamment- y ont publié sans vergogne des messages injurieux, diffamatoires sur leurs professeurs ou simplement relatifs à la vie privée, y ont tenu des propos racistes ou des incitations à la violence. Les écoles concernées ont pris très vite les mesures qui s'imposaient, avant que le ministère concerné "s'en inquiète". Certes,
les problèmes liés à la publication sur la toile d'informations mensongères
ou calomnieuses ne lui sont pas spécifiques. Ils sont simplement multipliés : Si la majorité des "surfeurs" et des responsables de sites respectent la netiquette, il faut bien admettre qu'une partie ne le fait que sous la contrainte de textes législatifs. La portée de ceux-ci reste limitée, comme je l'ai dit : nationale, au mieux européenne. On le regrettera sans doute : une déontologie qui soit autre chose qu'un voeu pieux ne verra le jour que si on l'impose, et que son non-respect entraîne des sanctions. Mais le législateur et les juges ont sans doute d'autres chats à fouetter. Quant aux logiciels anti-spam, ils frappent à l'aveuglette, évinçant sans discernement. Je suis loin d'être "règlement-règlement" : ils dispensent de penser. La déontologie a cet avantage qu'elle peut passer pour un choix librement arbitré, une adhésion. Cela s'avère hélas être une utopie de plus, au moins pour quelques-uns. Nous sommes (les entrepreneurs de la "nouvelle économie", ses gourous et ses adeptes) tous responsables d'avoir cru que le succès viendrait bien plus vite pour ce genre d'entreprises que pour les conventionnelles, les "brick and mortar" comme disent les anglo-saxons. Or, quoi qu'on ait espéré, il n'y a pas de modèle économique particulier à l'Internet : la croissance se fait lentement, au fil de la confiance méritée, de la persévérance et de l'honnêteté. Il y a deux ans, un de mes plus fidèles lecteurs me demandait s'il n'était pas présomptueux de m'intituler "site de référence de la peinture et des peintres belges". Je lui répondais que j'aurais en effet pu écrire "site de référenceS...", mais que l'on aurait cru à une coquille dès l'entrée. Par une de ces particularités de la langue française, plus les références sont nombreuses, moins le pluriel s'impose. J'ai ainsi l'immodestie de penser que, de plus en plus et pas à pas, Mémoires devient la référence dans son domaine. Sur Internet, s'entend... Cela
étant (peut-être), Emmanuel Mons delle Roche P.S.: Je rappelle aux néophytes
de l'Internet qu'il existe au moins deux moyens de lire les textes de manière
économique : imprimer la page ou la rendre disponible hors connexion. |
Pour nous écrire :
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;; Mois de mars plus que soutenu : 144.000 pages vues pour plus de 40.000 visiteurs distincts, au cours de quelque 47.000 visites. Six abonnements aussi, ce qui est encourageant. Les premiers résultats 2004 apparaissent dans les "pages-artistes" de l'abonnement. Le nombre de ces pages partielles s'en est trouvé étoffé. Ces rubriques sont à votre
disposition comme d'habitude : |
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;; L'UCL : Christian Bodiaux a retrouvé des informations inédites sur René Sanglier, ferronnier d'art belge, talentueux mais aujourd'hui oublié. Mais ces données restent parcellaires, et l'article constitue aussi une forme "d'appel à témoins". Vos souvenirs et votre perspicacité sont donc sollicitées. Colette Bertot a été conquise par la magnificence baroque de Rubens telle qu'elle s'affirme dans l'exposition de Lille : à ne pas manquer ! Les angoisses de Max Neumann sur l'homme et le monde sont exprimées avec force mais économie de moyens. Au Musée d'Ixelles, en même temps que les dessins de Munch. Vera Lewijse a vu aussi Rubens, mais à Anvers et avec d'autres maîtres modernes : l'illustre flamand a en effet influencé les artistes modernes dans leur choix de la couleur plutôt que de la forme. Elle a aimé le monde imaginaire, les transferts de sens opérés par René Akelijen : à Hoboken. Et Vera nous parle aussi d'une mise en scène particulière qui évoque le destin si tragique de Camille Claudel. Cette chronique est l'occasion de redécouvrir quelques oeuvres. Françoise Bernardi tire le portrait des Symbolistes qui ont utilisé la photographie : moyen ou substrat de leur art, aux Beaux-Arts de Bruxelles. Elle soutient à juste titre l'activité d'Usagexterne, galerie qui défend les jeunes peintres : peinture pas morte !. Dominique Piteux rappelle, à l'occasion de l'exposition d'Arras, que le débat entre dessin et couleur a également taraudé les peintres français du XVIIe. Connue en France sous le nom de "querelle du coloris", cette question vient de faire l'objet d'une thèse à La Sorbonne. Antoine Watteau et la fête galante, les thèmes et sources d'inspiration : hommage par sa ville natale, Valenciennes. Simone de Voirbeau nous ouvre une splendide galerie : celle des grands maîtres présents à la TEFAF 2004. Dont un beau florilège de peintres belges, anciens et modernes : un régal ! Et elle ajoute ses impressions, de première main... Valérie Michiels présente la nouvelle exposition du Mac's. Fausto Melotti est à la fois peintre, sculpteur, musicien et physicien. Il en résulte des gammes élaborées, mais fraîches et légères. A Mons, elle a lu les logogrammes de Christian Dotremont, admirable dans sa recherche qui sublime et transcende sa souffrance. Alix Walsh a apprécié l'oeuvre peint de Gabriel Belgeonne, dont nous connaissions les gravures. Un lyrisme gestuel fruit de la méditation, des fragments de l'universel : à Lasne. Vivian Miessen
nous livre les secrets
des meubles à transformations. On y croise des ébénistes prestigieux comme Oeben, Riesener, Roentgen, mais
aussi un artiste belge actuel, Denis Bruyère. |
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Pour nous contacter :
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* Une bonne nouvelle : dès le mois prochain, une nouvelle rubrique. Marie-Pierre Desmergers nous tiendra informée des nouvelles du marché de l'art, des enchères surprenantes comme de celles qui lui ont plu. Dotée d'une solide expérience acquise auprès d'une salle de vente liégeoise, elle fera partager ses émotions tout en sachant que peu d'entre nous ont les moyens d'acquérir un Magritte ou un Delvaux. * La décision en est prise, et plusieurs auteurs ont accepté de collaborer à cette extension de l'abonnement par des articles qui lui seront spécifiques. Je prolonge l'offre spéciale en cours : tout abonnement souscrit actuellement a la garantie d'être prolongé d'office jusqu'au 31 décembre 2005. La cotisation de 30 € est donc valable 21 mois ! Voici la page du formulaire
sécurisé pour l'abonnement : * Je réitère ma demande de collaborations pour des articles de fond. Vous avez une connaissance pointue d'un peintre, d'un sculpteur, ou même d'un artiste excellant dans d'autres formes d'expression ; ou d'un mouvement, d'une technique : n'hésitez pas à me contacter. * Je rappelle comme chaque mois que le postage de messages sur le forum, s'ils incluent une adresse de site, implique celle-ci soit entourée des balises [URL] et [/URL], avec le http://www.... Après, il suffit de cliquer sur votre lien pour y accéder. A très bientôt, E. Mons delle Roche. |
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