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** N° 25 - Septembre 2002 ** |
| LA LETTRE MENSUELLE |
Parution du 02
09 02 |
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Deuxième anniversaire du site ! Si jeune et déjà tant de cheveux blancs, au moins sur la tête de son administrateur et pour ceux qu'il ne s'est pas arrachés... La gestion d'un site donne en effet une multitude de satisfactions, et une foule de soucis. Heureusement, les premiers sont largement prépondérants et soutiennent l'enthousiasme. Alors, je balaie très vite les seconds : il s'agit des interventions de tordus qui ne sont pas même intéressés par le sujet, mais qui parcourent le web à la recherche de possibilités d'exercer leurs nuisances. Citons, pêle-mêle, les "spams" ou courriels non sollicités, les "pirates" et autres bandits de grand chemin (de large bande, plutôt !) contre lesquels il faut continuellement lutter, adapter les sécurités. Il y a également les plantages réguliers de cette belle (?) mécanique que sont l'ordinateur et ses logiciels, fleurons d'une industrie à tendance de plus en plus monopolistique. C'est à ces moments que l'on perd un temps parfois considérable et qui pourrait être consacré à d'autres activités plus en rapport avec son projet. Et en fin de compte, il y a le temps lui-même, toujours en manque... Quant aux satisfactions, elles viennent des internautes, donc de vous qui êtes de plus en plus nombreux à rendre visite et qui marquez souvent votre intérêt d'une remarque, d'une suggestion ou d'une critique. Je pourrais dire que le site a acquis sa vitesse de croisière. Mais une telle vision signifierait la stagnation, puis la disparition. Un site est condamné (doux supplice) à progresser ou à mourir. C'est dire ma reconnaissance à votre égard. Trois enjeux majeurs font l'objet de discussions et conditionneront à mon avis l'avenir du web dans les toutes prochaines années : le contenu, le coût et la propriété de ce contenu. La bulle spéculative autour des nouvelles technologies et son éclatement tout aussi spectaculaire sont liées aux proclamations de gourous dont certains se sont bien engraissés. On a fait croire qu'il suffisait de créer son site et que les visiteurs suivraient, que la fortune était à portée de tout petit malin, et qu'il était possible de la réaliser en dormant. On a imaginé des logiciels qui animaient les écrans de mille feux, qui les faisaient briller comme des miroirs aux alouettes. C'était mal connaître la motivation de l'internaute. Car que cherche-t-il sur Internet ? Des feux d'artifice -les bien nommés- ou une information ? Vous avez déjà répondu. S'il est une intuition que j'ai eue il y a deux ans, à une époque où l'on s'en souciait peu, c'est celle qu'il fallait privilégier l'information à l'aspect graphique, au souci d'esthétisme sur les pages proposées. Cette information doit être originale (dans le sens qu'elle doit être nouvelle) et de qualité (soit fiable, émanant de sources qualifiées). Ceci n'implique pas que je lie obligatoirement la connaissance à un diplôme p ex. Les articles d'amateurs éclairés furent du plus haut intérêt, et ils continuent à être fort lus : voyez ceux sur Fernand Verhaegen, Max Moreau ou Nervia... et que les autres me pardonnent. Concomitants au problème du contenu, se posent celui sa gratuité, et celui de sa propriété. Le combat entre les "majors" de l'édition musicale et Napster rappelait celui de David contre Goliath. Actuellement au moins, c'est Goliath qui mène aux points... et bientôt par abandon ? Le contenu tel que je l'ai décrit a un coût. Tous les grands médias qui ont proposé du contenu gratuit semblent en être revenus. Cela irrite profondément certains internautes. Mais soit ils sont naïfs pour croire qu'un medium particulier serait seul à pouvoir -ou devoir ?- pratiquer le bénévolat de la production intellectuelle ; soit ils ont une mentalité de pique-assiettes. A ceux-là : votre libraire accepte-t-il que vous lisiez dans son officine les revues en rayons, ou que vous en détachiez les pages qui vous intéressent ? Hormis les articles qui me sont gracieusement offerts, les collaborateurs réguliers de Mémoires sont honorés -et souvent, ils acceptent une rémunération bien maigre par rapport à la qualité de leurs recherche et de leur travail. Je demande pour certains services (l'abonnement, les pages artistes, galeries...) une rétribution qui me paraît plus que correcte par rapport à ce que j'offre. J'ai déjà dit que je ne comptais pas faire fortune avec ce site. En ce mois anniversaire, je confirme ! Simplement, j'essaie de m'approcher de l'équilibre, et d'offrir plus si mes moyens augmentent. Mais les visiteurs occasionnels ou fidèles n'ont -à l'inverse des concurrents- aucun souci à se faire : j'ai programmé mes ressources pour tenir encore de nombreuses années. Comme d'autres ont la passion du sport, des vieilles bagnoles, des vacances ou des belles fringues, j'ai celles, conjuguées, d'Internet et des arts graphiques et plastiques. Enfin, le problème de la propriété intellectuelle. J'ai pour elle la plus profonde estime et je m'efforce de la respecter très scrupuleusement. Elle ne souffre à mon sens aucune discussion. Mais par ailleurs, la production artistique est faite pour être vue. Je comprendrais mal qu'un artiste produise pour confiner ses toiles dans un atelier -encore que certains l'ont fait pour divers motifs, et c'est le cas de Bellor dont j'ai largement parlé. Il y a donc un hiatus, et je ne prétends pas le combler de deux phrases. Que des conservateurs de musées soient interdits de publier les oeuvres dont ils assurent la pérennité, que des sites américains soient sommés de retirer des oeuvres d'Ensor, que des amateurs soient menacés parce qu'ils créent un site sur un de nos grands artistes... tout cela me suffoque et ne me paraît pas de nature à faire connaître l'art belge. Par contre, s'approprier l'oeuvre d'un artiste pour en faire la couverture d'un dépliant commercial, un logo ou l'argument de toute activité lucrative sont autant de procédés qui dépossèdent l'artiste (ou ses ayant-droit, autre notion à débattre) de sa propriété intellectuelle ou, si l'on veut, de la valeur intellectuelle de son art. Ce thème est donc en réalité très délicat, les frontières parfois ténues. Il y a les lois, il y a leur lettre et leur esprit. Il y a matière à débat, et nous y reviendrons dans de prochains articles. Cela
étant (peut-être), Emmanuel Mons delle Roche P.S.: Je rappelle aux néophytes de l'Internet qu'il existe au moins deux moyens de lire les textes de manière économique : imprimer la page ou la rendre disponible hors connexion. |
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Le contenu Retour au sommaire Le mois d'août est réputé calme. Ce ne fut pas réellement le cas sur le site, où la tendance a été plus que soutenue. Cela augure bien des mois à venir, alors que la rentrée sera effective. La liste de diffusion poursuit sa progression régulière. Les offres qui lui sont liées sont [ ici ]. Les autres rubriques sont à votre
disposition : |
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L'UCL : Christian Bodiaux réalise une synthèse efficace dont il a le secret, alliant rigueur et agrément de lecture. Il traite des moyens dont dispose l'analyse scientifique des tableaux. Et rappelle à juste titre que, même aidé, le premier instrument reste notre oeil, averti certes. Art&Fact, l'ULg : Pour nos deux ans, deux articles ! Evelyne Frankignoul traite d'un thème très original, fréquent dans la peinture mondiale, mais peu ou pas abordé par les historiens d'art jusqu'à présent : La femme et le miroir. Férue de japonisme, puisqu'elle en fait son sujet de thèse (en cours), Julie Bawin nous en donne un second aperçu ciblé : à l'exposition universelle de Liège en 1905. L'événement de la rentrée sera l'ouverture officielle du MAC, le Musée des Arts Contemporains du Grand Hornu. Quand vous aurez lu l'article de Valérie Michiels, vous en connaîtrez tout. Il ne vous restera plus qu'à vous y rendre. L'exposition actuelle sur le Groupe Nervia montre la richesse de ce groupe. Et c'est avec une acuité de professionnelle que Françoise Eeckman nous brosse l'oeuvre, mais aussi la personnalité de Léon Navez. Quand talent et plaisir de créer sont "de famille" : Joopie Permeke est le petit fils de Constant et il est sculpteur. Ou l'inverse ? Vous découvrirez qu'il y a une "touche" Permeke, avec des caractères propres à chacun. Cezary W. Domanski, notre fidèle et érudit correspondant polonais, explique la tragédie de la déportation des patriotes polonais sous le régime des tsars, telle que la vécut le peintre Alexandre Sochaczewski. Cet artiste séjourna par après à Bruxelles où il exposa à deux reprises des toiles illustrant ce drame humanitaire. En commun sur nos deux sites : Danièle Doumont, notre partenaire de CulturOscope, nous offre un de ses articles les plus appréciés sur son site : le square Coghen à Uccle, une analyse de cet ensemble d'architecture typiquement Art Deco. Colette Bertot a rencontré, spécialement pour le 2e anniversaire du site, un artiste qu'elle apprécie : Jephan de Villiers. Ce poète nous explique son oeuvre, nous livre ses sentiments sur les nouveaux médias. Et Colette Bertot nous invite aussi à voir l'oeuvre de Pierre Clarebout, peintre dont l'abstraction enchante. Françoise Bernardi a elle aussi rencontré une personnalité de l'art : Nicole Darding, Directrice en Chef des Musées de Liège. Une personnalité forte, des idées décapantes et bienvenues sur l'art contemporain avec un enthousiasme à leur mesure. |
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* Je puis déjà vous annoncer pour le mois prochain : "Louis Artan, la mer comme miroir" ; des expos à Liège, La Louvière, Mons, Bruxelles... avec les rubriques habituelles et, j'espère, une rencontre avec une autre personnalité du monde de l'art. * J'ai donc augmenté les prix des pages-artistes et assimilées, m'y estimant autorisé par l'importante fréquentation du site d'une part, par la nature des prestations offertes d'autre part. Je les ai néanmoins assorties de conditions "anniversaire" jusque fin septembre. L'abonnement reste à 30 €, malgré l'ajout de quelques centaines de résultats d'enchères récentes. Enfin, il y a des conditions anniversaire pour les bannières aussi. Mais elles se terminent également fin septembre. * Je rappelle comme chaque mois que le postage de messages sur le forum, s'ils incluent une adresse de site, implique celle-ci soit entourée des balises [URL] et [/URL], avec le http://www.... Après, il suffit de cliquer sur votre lien pour y accéder. A très bientôt, E. Mons delle Roche. |
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