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** N° 15 - Novembre 2001 ** |
| LA LETTRE MENSUELLE |
Parution du 04 11 01 |
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Stephane
Rey et |
Henri Vandermoere... L'autre vie des objets | |
| Contenu | Quai 44, Dexia Bruxelles | |
| A venir | Petrus De Man... des bonshommes pas vraiment anodins | |
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Françoise Bernardi : |
Vers la Modernité, le XIXe siècle au Pays de Liège | |
| Maroc contemporain, peinture et livres d'artistes | ||
| Enki Bilal à Liège : "enkibilalandeuxmilleun", la BD comme art | ||
| Roland Devolder chez Lierhmann à Liège | ||
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Fr. Hemeleers : |
Europalia : Avant-Printemps, aux Beaux-Arts Bruxelles | |
| L'article de l'UCL : Luppens et Garot, deux peintres à découvrir, par Christian Bodiaux. | ||
| L'article d'Art&Fact : Le designer Art Nouveau Léon Ledru, par Anne Pluymaekers. | ||
| Léon Ledru, suite : Son activité au Val-Saint-Lambert. | ||
| Donnez votre avis en votant : Pour ou contre un forum, et lequel ? | ||
| Vers la Modernité : 25 entrées gratuites vous sont offertes ! | ||
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Un billet qui annonce des expositions, surtout pour le public anglo-saxon, mentionnait que Joseph Beuys (avec Dieter Roth et Sonja Alhaeuser, collections du Busch-Reisinger Museum) allaient être représenté à une exposition d'art allemand aux USA. Je me suis dit "Beuys, allemand : c'est un peu fort !". Et j'ai vérifié : il est on ne peut plus allemand même s'il a travaillé en Belgique. Arto le reprend parmi les artistes belges. Il est le seul, le Dictionnaire des peintres belges et l'ouvrage de Paul Piron (*) ne le mentionnant pas. Je n'ai pas sombré dans un profond désespoir pour autant ;-). L'idée m'est venue d'aborder le thème de l'identité culturelle et de phénomènes connexes. Cette notion d'identité culturelle, nationale, religieuse est en effet un sujet fort débattu actuellement ; de tragiques événements sont là pour nous le rappeler quotidiennement. Idéalement, identité signifie intégration. Elle est inhérente à la nature humaine et correspond le plus souvent à la réussite de sa reconnaissance individuelle au regard des autres. Elle répond à ce besoin de communiquer, de communier. Le net en est représentatif qui, dans la communauté des internautes, voit se distinguer des (sous-)communautés mues par un même centre d'intérêt, une même passion. Un premier risque est que cette qualification rende intolérant vis-à-vis des non-membres. On peut aussi être "banni" d'une communauté, comme on peut l'être d'un forum ou d'un groupe de discussion sur le web. Ce rejet peut être destructeur pour l'individu, mais il est clair que le groupe se protège comme structure en agissant ainsi. On ne mesure pas (sauf les publicistes qui l'utilisent) la portée d'une phrase banale comme "En exclusivité pour nos membres" : elle n'a d'autre signification que ceux qui ne sont pas membres sont exclus de l'avantage. D'où le souhait d'être intégré au cercle, au "club" parfois "Privilège". Identité rime souvent avec identification : à des chefs, à des modèles, à des principes. Sa perversion maligne est le fanatisme, bras armé des intégrismes et autres sectarismes. Sa dérive bénigne est le chauvinisme. Ce mécanisme est caricatural en sport, quand on entend d'égrillards pantouflards expliquer "Nous méritions de gagner", "On nous a volé un coup de réparation", etc... La science n'est pas épargnée. Rares furent les médias français qui parlèrent du prix Nobel accordé au belge Prigogine : la plupart firent mention d'un savant russe, alors que Prigogine est arrivé en Belgique à l'âge de quelques mois et a depuis la nationalité belge. Sauf à penser que l'inné prévaut sur l'acquis, que les prix scientifiques sont génétiquement distribués, une telle explication était "à côté de la plaque". On se souvient aussi des rudes discussions entre France et Etats-Unis au sujet de la paternité pour le virus du SIDA, certes liées à des intérêts commerciaux autant que d'amour-propre. Et en art ? On entend rarement rappeler que Van Gogh était hollandais, Picasso espagnol, Claude Sutter allemand... Si l'on consent à admettre que Léonard de Vinci était italien, cette nationalité coule-t-elle de source pour son modèle au Louvre ? Ces "oublis" opportuns seront sans gravité aux yeux des amateurs d'art. Il est indéniable que des spécificités culturelles ont permis, si pas à des mouvements de se développer, au moins à des tendances de s'affirmer ou de prévaloir. Ainsi, Pointillisme et Cubisme ne pouvaient apparaître que chez des compatriotes de Descartes. Le Réalisme social (Meunier, De Groux, Minne, parfois Paulus et Rassenfosse, chez nous) ne pouvait trouver terreau que dans les drames humains des nations industrialisées. Tous les styles "Néo-" de la fin du 19ème siècle (néo-classicisme, néo-Renaissance, néo-gothique...) témoignent que nos racines -nos mémoires- émettent de nombreuses repousses. Le Symbolisme est plus universel (occidental en tout cas) car il touche aux constantes de l'esprit émergées par les courants psychanalytiques -même si des variations culturelles sont à rattacher aux contes et légendes, dans le Symbolisme nordique p ex. Il est certain aussi que les spécificités régionales se sont estompées à mesure que les individus ont pu se rencontrer, que les "médias", les moyens de la diffusion se sont étoffés. Le mouvement COBRA (pour Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) est l'un des plus touchants à cet égard, en plus de la personnalité magnifique de Christian Dotremont. A l'inverse, il est curieux, pour une valeur aussi universelle que l'art, par essence, que l'on s'échine à créer sans fondement historique ou stylistique des écoles, à s'approprier la naissance de mouvements : ces cloisonnements deviennent utilitaires et simplificateurs, comme si la sensibilité des peintres basculait subitement, Quiévrain ou Rubicon franchis. Mais il serait tout aussi appauvrissant et déviant d'uniformiser, de "mondialiser" une forme de culture qui serait celle du plus riche, ou du plus actif. Les ministres de la Culture européens ont résisté avec raison aux pressions du moule hollywoodien ; il est simplement navrant que l'on ait parlé à cette occasion "d'exception" culturelle ! D'autre part, parmi les variations culturelles, il en est qui sont clairement liées à la religion ou aux croyances. On peut discuter évidemment de la liberté qui est laissée aux artistes dans certains contextes, mais même en omettant cet aspect de coercition, il est patent que cette forme d'influence transparaît dans des oeuvres. Les premiers abstraits (Kandinsky, Malevitch, Mondriaan,...) étaient de grands mystiques. De même, les deux écoles de Laethem Saint-Martin participaient d'un réel humanisme certes, voire d'un certain élitisme (qui fit qu'Albert Servaes fut mal accepté), mais aussi d'une forte religiosité chez plusieurs de ces peintres. Nécessité et tendance naturelle à l'identification comme forme d'intégration d'une part, exploitation et déviances de cette propension spécifiquement humaine d'autre part : le débat est loin d'être tranché une nouvelle fois, et on doit s'interdire tout manichéisme. Ici encore, la liberté du choix est un bien délicat exercice. Le plus redoutable pouvoir de l'identité culturelle (et certains le manipulent sciemment) est qu'en offrant aux individus de s'identifier, on les dispense de s'affirmer. Cela
étant, Emmanuel Mons delle Roche
(*) "De Belgische Beeldende Kunstenaars uit de 19de en 20ste eeuw", Paul Piron, Art in Belgium, Bruxelles ; 2 tomes. |
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Le contenu Retour au sommaire Vous lirez les chiffres à droite. Pour le reste, ci-dessous, peu de changements : Les offres liées à l'inscription sont visibles en cliquant [ici]. Aux avantages offerts aux membres (une fiche gratuite par an, l'accès réservé à la "page-conseils" et la possibilité d'insérer 5 petites annonces dans la "Bourse des particuliers" ) sont associées des entrées gratuites pour "L'estampe polonaise" (il en reste 5 ou 6) et "Vers la Modernité" à Liège (25 vous sont offertes). L'abonnement reste à 1.210 FB (30 euro) ; les offres pour galeries, artistes, salles sont inchangées, mais cela ne devrait franchir 2002 que de quelques jours. |
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L'article d'Art&Fact, Historiens d'art de l'ULG : Madame Anna Pluymaekers nous permet de tout savoir sur Léon Ledru, designer Art Nouveau. En particulier, la production graphique fait ici l'objet d'une étude fouillée totalement en primeur pour Mémoires. L' activité de l'artiste au Val Saint-Lambert est évoquée sur une seconde page. L'article des Historiens de l'UCL : Monsieur Christian Bodiaux nous soumet un sujet intéressant à plus d'un titre. Il évoque deux peintres ayant travaillé à Rouge-Cloître, Luppens et Garot, que la postérité à négligés. Il procède à une analyse en scientifique, donne des pistes encore ténues et explique pourquoi l'aide de tout un chacun peut contribuer à la préservation de notre patrimoine et à sa connaissance. Voilà une belle manière de proposer un travail d'historien en lui joignant l'interactivité. Vivement le forum sur le site, dans ces conditions :-). Stephane Rey et Colette Bertot ont choisi deux artistes qui servent la réflexion sur l'objet ou la condition humaine. Ils nous parlent aussi de "Quai 44" qui est organisée l'année des 175 ans du chemin de fer, et des 75 ans de la SNCB. Ils évoquent le voyage à Florenville où ils sont souvent venus et ont habité (comme votre serviteur actuellement !). Françoise Bernardi a choisi à juste titre une de ces expositions dont Liège a le secret : originale et d'envergure puisqu'il s'agit du passage "Vers la Modernité" au 19ème siècle à Liège. Elle a vu aussi "Le Maroc contemporain" à , et c'est une excellente idée de prouver que l'art au moins identifie sans discriminer -c'est le sujet de mon édito. |
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* Est-ce un hasard ou est-ce un réel frémissement ? Toujours est-il que le mois d'octobre a connu quelques abonnés de plus. Ceci est encourageant, bien entendu. Mais doit aussi me rappeler un des buts initiaux que je m'étais fixé : la constitution d'une large bibliothèque de "fiches-artistes" sur les peintres belges disparus. C'est un travail considérable mais enthousiasmant. Seul le temps me manque. En effet, le site nécessite toujours un aménagement technique, ou une inclusion logicielle liée à sa croissance en contenu comme en fréquentation. Je mets un point d'honneur à répondre à tous les mails que vous m'envoyez, et cette correspondance est d'ailleurs un vrai réconfort. Néanmoins, promis-juré, je vais me remettre avec plus de constance à ces fiches, à l'encodage des résultats d'enchères et à toutes les recherches afférentes. * Je souhaite votre avis, après que plusieurs d'entre vous m'en aient parlé : un forum vous ferait-il plaisir, vous serait-il utile ? Et si oui, sous quelle forme ? J'ai créé un sondage, et vos réponses m'aideront dans le choix. Deux liens pour cette opération : Page d'explication // Bulletin de vote. E. Mons delle Roche. |
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