![]() |
LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Mai 2003. Particules élémentaires. Sculptures, installations et bijoux contemporains, acquis par la Communauté française de Belgique, à L'Atelier 340. |
|
; Après un premier volume
consacré aux peintures et dessins, arrive enfin son homologue consacré aux
sculptures, installations, intégrations, mobiliers et bijoux. Cette
exposition permet de dresser un bilan des acquisitions de la Communauté
française qui n’ont pas toujours été égales en fonction des différentes
disciplines, certaines étant peu représentées voire inexistantes. Les arts
plus classiques comme la peinture ou la sculpture ont souvent été
privilégiés au détriment du design ou du bijou. La publication de ce
catalogue permet de dresser un état des lieux
et pour la Commission d’achat de faire son autocritique. Les œuvres exposées nous proposent le plus souvent une histoire personnelle qui peut être étendue et aborder une réflexion plus générale sur le temps et la vie. Françoise Schein présente une œuvre dense et complexe Darwin, fragment d’une encyclopédie de l’utopie. L’humour côtoie la gravité tout au long des salles de l’Atelier. Johan Muyle évoque une destinée dramatique et pourtant toujours ambiguë tant les moyens qu’il met en place sont ludiques. Daniel Daniel opte clairement pour le jeu dans sa sculpture audiovisuelle en triplex Bouffonnerie. L’insolite
et l’énigmatique caractérisent l’œuvre de Juan d’Oultremont
composé de nombreux tessons de bouteilles et de la niche d’un chien. Cette
installation, conjuguée à la présence de photographies, nous raconte une
histoire et nous laisse juger de son issue. Les Confessionnaux de
Patrick Guaffi
révèlent une tendance plus obscure et mystérieuse
et nous plongent dans un monde de secrets. Les artistes présentés aiment mettre en scène les matières. Du schiste et du sable chez Anne-Marie Klénes, du chêne et du granit chez Robin Vokaer ou du verre et du sable chez Isabel Almeida. Les matières portent en elles une histoire, véhiculent déjà des idées, celles du temps, de la fragilité, de la légèreté ou la rigidité. Elles symbolisent des notions très abstraites et leurs donnent forme. Tailler dans l’impalpable
de Tapta
témoigne d’une même volonté de jeu avec les matières, mais elle met en
forme la lumière et la combine avec une structure en caoutchouc noir. On peut
encore mentionner la sculpture androgyne de Marin Kasimir,
techniquement impressionnante, qui laisse apparaître un profil masculin ou
féminin en fonction de la position du spectateur. Il est important que l’achat d’une œuvre soit soutenu par des expositions, des publications ou des études. La valorisation des œuvres achetées est essentielle. Il ne peut s’agir d’une simple accumulation d’œuvres de la part de la Communauté française. La
publication du catalogue ainsi que l’exposition de l’Atelier 340 répondent
à ces besoins de soutien et de valorisation d’un patrimoine. Les artistes
présentés ici ont été sélectionnés en fonction de leur diversité tant au
niveau des matériaux que de la démarche artistique. Le lieu est un véritable
labyrinthe. Les moindres coins et recoins de l’espace sont utilisés, n’hésitez
pas à passer de la cave au grenier en passant même par de petites trappes. Françoise Bernardi,
|
** Cliquez
sur **
|
|
Atelier 340
Muzeum, Drève
de Rivieren, 340 – 1090 Bruxelles. |
|
| Du jeudi au dimanche et les jours fériés de 14 à 19h. | |
| Exposition accessible jusqu'au 25 mai 2003. |
Copyright © 2003 Mémoires et
Françoise Bernardi.
Tous droits réservés.
Les autres articles sont accessibles via nos
archives.
Inscrivez-vous pour recevoir les
infos de la lettre mensuelle.
Retour à la lettre
Retour à l'accueil