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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Avril 2003. Jean-Pierre Point, le pixel retrouve des couleurs, à la Galerie Bastien Art. |
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; Artiste belge (Tournai 1941), il aborde dans un premier temps le dessin
avant de suivre les cours de sculpture monumentale à la Cambre. Dans les années
70, c’est pourtant vers la sérigraphie qu’il se tourne. Jean-Pierre Point joue
alors avec cette technique à la fois proche de la peinture, de la photographie
et de la publicité. A la frontière entre trois univers, l’artiste développe, au
fil des ans, un style teinté de pop art. Il a également réalisé plusieurs
affiches culturelles. A partir de photographie numérique, Jean-Pierre Point réalise ses
sérigraphies. La photo peut être retravaillée par l’ordinateur pour obtenir
l’image désirée. L’artiste joue sur l’ambiguïté entre photographie et peinture,
entre une œuvre qui résulte d’un procédé mécanique ou manuel. Les nombreux
pixels de la photographie sont accentués dans les différentes sérigraphies
exposées. Ce sont véritablement les points qui composent les œuvres. Il veut
retrouver les composantes même de la couleur, en revenir à l’essence de
celle-ci. On ne peut s’empêcher de penser au courant pointilliste du XIXème
siècle. La couleur est très importante, elle inonde chaque œuvre. S’il a pu
réaliser un même type d’œuvre par le passé, la couleur tenait une place moins
importante, elle était moins nette et moins revendiquée. Ses liens avec le pop art ne sont liés qu’à la technique utilisée. Ses modèles sont très éloignés de ceux de ce courant. Inspiré par ses voyages, il trouve aussi dans des lieux quotidiens sa source d’inspiration. Ses angles de vue sont parfois particuliers : des ouvertures, des murs ou des portes qu’il nous présente comme des fractions d’univers. Ses modèles ont finalement
peu d’importance, c’est la couleur qu’il redécouvre à travers ses composants,
ce qui lui permet de magnifier ses modèles issus du quotidien. Le paradoxe chez Jean-Pierre Point c’est qu’il s’approche tellement du
réel qu’il s’en éloigne. En nous
proposant une vue rapprochée des photographies, il décompose en pixels les
couleurs de l’œuvre. Françoise Bernardi,
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Ciné de Verano
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Galerie J. Bastien-Art Rue de la
Madeleine, 61 – 1000 Bruxelles |
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| Du mardi au samedi de 11 à 18h30, dimanche de 11 à 13h. | |
| Exposition accessible jusqu'au 27 avril 2003. |
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