LA LETTRE MENSUELLE
La chronique de l'Université, ULg - Février  2003.

     Les étiquettes de Mouton Rothschild par des artistes célèbres, 
     Un article de Jean-Christophe Hubert , Frédéric Matriche et Jean-Michel Denis.

Deuxième partie :
De Georges Mathieu à  Raymond Savignac

Le peintre Georges Mathieu s’illustre dans l'abstraction lyrique dans laquelle il crée un système de signes, d’écriture fantastique exprimant spontanément la violence du moi. L'acte de peindre devient pour lui un corps à corps avec la toile. Son dessin pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1961 est le reflet de ses œuvres aux couleurs violentes, au dynamisme explosif et au graphisme tourmenté qu’il exécute face au public (illustration 22).

Torturé, souffrant, le cep de vigne que conçoit Roberto Matta Echaurren, dit Matta, pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1962, laisse pourtant deviner la promesse du fruit. Témoin, la légende choisie par le peintre : "Son tendre velouté séduit les plus rebelles..." (illustration 23).

Vers 1960, l’artiste Bernard Dufour s'oriente vers une peinture plus figurative mêlant autoportraits, têtes masculines à la fixité tragique, nus féminins. Dans son travail, il offre régulièrement une dimension érotique à un art où la réalité s'exprime à travers l'écran du rêve ou du souvenir. L’imprécision des lignes, les jeux de miroir, les éléments réalistes insérés dans un environnement onirique, la sensualité qui lui sont chers, apparaissent dans son dessin pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1963. Ce face à face d'une grappe et d'un corps allongé se voit ponctué par un vers de Mallarmé tiré de L'après-midi d'un faune : "Ainsi, quand des raisins j'ai sucé la clarté..." (illustration 24).

Le dessin de Henry Moore pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1964 représente trois calices tenus par des mains jointes. Le peintre y évoque la solennité d'un antique rituel. Après les influences surréalistes et l’inspiration dans le travail de Brancusi ou de l'art précolombien, Henry Moore conçoit un système de représentation du corps humain renvoyant à l’importance des rites et aux grandes fonctions primitives, comme la fécondité, la royauté…(illustration 25)

En 1965, l’artiste américaine Dorothea Tanning dessine une sarabande des "petites moutonnes". Comme tout son art, elle y reste fidèle à son imaginaire, nourri de rêves en mouvement. Mariée à Max Ernst depuis 1946, elle restera toujours fidèle à la méthode surréaliste qu’elle enrichit de phantasmes originaux, de fleurs monstrueuses ou de petites filles en loques à l'apparence démoniaque (illustration 26).

En 1966, Philippe de Rothschild se tourne vers une figure majeure de l’art belge, Pierre Alechinsky. Pour l’étiquette du Mouton Rothschild 1966, il imagine une allégorie pleine de force mais aussi d’humour, le «bélier-buveur». Le traitement rappelle incontestablement le travail de Pierre Alechinsky qui tente, au sein du groupe Cobra, de dépasser l’antagonisme entre abstraction et figuration par un expressionnisme baroque. Dans cette étiquette, on perçoit la spontanéité du dessin et le graphisme exubérant chers au peintre belge (illustration 27).

Dès 1943, César Baldaccini, dit César, montre une attirance pour ces rebuts métalliques, qu'il saura, en nouvel alchimiste, transformer en objets d'art. Dans sa composition pour l'étiquette de 1967, il rassemble trombones, épingles, écrous, des artefacts de notre temps autour de Mouton Rothschild (illustration 28).

En 1968, Philippe de Rothschild collabore avec Bona Tibertelli, artiste d'origine italienne, qui fréquente les milieux surréalistes et l'avant-garde intellectuelle parisienne. Pour l'étiquette, elle dessine une luxuriante "bélière", rappelant son inspiration fantastique, comparable à celle de Léonor Fini en 1952 (illustration 29).

Ecrasé par un énorme grain de raisin rouge sang, le dessin de Joan Miro pour le Mouton Rothschild 1969, comporte dans son coin gauche, non sans humour un "salut aux couleurs", le bleu et jaune de la famille Rothschild. Ce dessin témoigne de  l’univers violemment coloré de Miro, composé d'objets-signes, serpents, parasites aux pseudopodes inquiétants, portant aussi en eux l'innocence et la fantaisie de dessins d'enfants (illustration 30).

C’est à Marc Chagall que Philippe de Rothschild confie l’ornementation de l’étiquette du Mouton 1970. Le fruit de la vigne, picoré par une grive ou offert par une mère à son enfant, rappelle l’univers aérien, à la fois symbolique et figuratif de Marc Chagall où s’inscrivent les grandes étapes de la vie humaine, perçues par un regard qui, depuis l'enfance, a gardé la fraîcheur, le sens des couleurs vives et le goût des animaux familiers (illustration 31).

Dès 1945, Serge Poliakoff s’oriente dans l’art abstrait, fondé sur la juxtaposition chromatique. Comme on peut l’observer dans le dessin de l’étiquette du Mouton Rothschild 1972, procédant par assemblages rigoureux de plages de couleur en forme de polygones asymétriques, la peinture de Poliakoff accueille aussi bien les contrastes de couleurs violentes que le rapprochement de tonalités voisines, orangé et rouge, vert et bleu (illustration 32).

Parfaite illustration de la peinture de Motherwell, son œuvre pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1974 révèle un retour obsédant de formes noires, massives et inquiétantes, balançant entre l'abstraction et la calligraphie (illustration 33).

Utilisant comme à son habitude, des photos classiques de son modèle, Andy Wharol, pour l'étiquette 1975, juxtapose, entre humour et gravité, des attitudes différentes de Philippe de Rothschild. Le chef de file du Pop Art reprend ici la technique sérigraphique utilisée en 1962 dans sa célèbre série de bouteilles de Coca-Cola, les boîtes de soupe Campbell, de tomates Heinz, et les vedettes du star-system comme Marylin Monroe, Liz Taylor ou Jackie Kennedy (illustration 34).

En 1976, Philippe de Rothschild s’adresse au peintre français Pierre Soulages. Dans les années 70, ses toiles utilisent presqu’exclusivement une non-couleur, le noir. Cette monochromie devient parfois celle du marron ou du bleu de cobalt, comme dans sa peinture pour le millésime 1976. Soulage, de surcroît, s'est plu à y inscrire, dans des teintes en camaïeu, les initiales de Mouton Rothschild (illustration 35).

En 1978, le peintre canadien, né à Montréal, Jean-Paul Riopelle compose deux projets entre lesquels le choix se révéla impossible. Ils furent ainsi utilisés tous les deux pour chaque moitié de la récolte. A l’instar de l’ensemble de son œuvre, le dessin pour le millésime 1978 s’inscrit dans le courant de l'abstraction lyrique et puise son inspiration dans l'énergie vitale de la nature. Sa peinture épaisse et colorée exprime une violence, soulignée par l'usage de spatules ou de couteaux, violence contenue néanmoins par la rigueur de ses formes géométriques (illustration 36).

L’étiquette 1979 est l’œuvre de Hisao Domoto et est la première confiée à un artiste japonais. Son dessin pour Mouton Rothschild est une brillante illustration de la troisième période du maître de Kyoto. Résolument abstraite, sa peinture se base à cette époque sur des "Possibilités de réactions en chaîne" conjuguant le motif de la chaîne avec celui du cercle, associés dans un mouvement fluide et rythmés, soutenus par des couleurs vives et rayonnantes (illustration 37).

Pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1980, le pionnier de l'abstraction lyrique, Hans Hartung, parvient à concentrer dans un petit format, la profondeur et la puissance explosive qui caractérisent l'ensemble de son œuvre. Hartung y montre une peinture fondée sur la spontanéité de l'acte pictural. De longues traces noires griffent la toile, associant la révolte et la liberté à la rigueur d'un langage calligraphique (illustration 38).

En 1981, Philippe de Rothschild s’adresse au peintre et sculpteur niçois, Arman Fernandez, dit Arman, fondateur en 1960, avec Yves Klein et Pierre Restany, du groupe des "nouveaux réalistes", qui entendent réagir contre l'esthétique abstraite en donnant une place prépondérante à l'objet quotidien. Son travail repose vers 1980 sur la destruction, créant ainsi un univers puissamment original. Ses fameuses "Colères" font littéralement exploser les objets, notamment des instruments de musique, dont les différents éléments sont éparpillés sur la toile ou dans l'espace. Le thème du violon éclaté, fréquent dans ses créations de l’époque, apparaît dans sa composition colorée pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1981 (illustration 39).

Célèbre réalisateur de films, amateur d'art, écrivain, éleveur de chevaux, chasseur, acteur, dessinateur, John Huston, alors âgé de près de 80 ans, accepte en 1982 de décorer l'étiquette de son ami, Philippe de Rothschild. Sa dédicace au baron : "En hommage à mon très cher ami le Baron Philippe pour sa soixantième vendange à Mouton", témoigne à la fois de son amitié et de son attachement pour ce lieu mythique. Son aquarelle pour l’étiquette 1982 est une des ses dernières œuvres. Sensualité, grâce aérienne, couleurs profondes et chaleureuses : on y retrouve, traité de façon figurative, le thème symbolique du bélier, saisi dans un mouvement d'euphorie dionysiaque et ses deux partenaires de toujours, le soleil et la vigne (illustration 40).

Au cours des années 70, le peintre et caricaturiste américain, d'origine roumaine, Saul Steinberg choisit de mettre en valeur dans son travail le thème de la solitude humaine, les plages vides où l'homme n'est plus qu'un point à l'horizon, ciels aux teintes pastel où le soleil est figuré par des cachets en trompe-l'œil. C'est ce regard sur le monde qu'il transcrit dans son dessin pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1983 (illustration 41).

En 1984, Philippe de Rothschild s’adresse à l’artiste israélien Yaacov Agam, installé à Paris depuis 1951. Avec Soto, Pol Bury et Tinguely, il illustre l'art cinétique. Pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1984, il exécute une composition, vivement colorée, axée sur un rectangle immobile (illustration 42).

L'étiquette du Mouton Rothschild 1985, œuvre de Paul Delvaux, montre des petites filles modèles et chastes, absentes l'une à l'autre, qui se rejoignent pourtant par la magie d'une grappe, contemplée, palpée et bientôt goûtée. Ce dessin révèle son influence surréaliste chargée de mystère où les femmes nues, hiératiques, érotiques, à la pâleur laiteuse et au regard indifférent posent dans des décors oniriques où, sous un éclairage lunaire, une nature exubérante côtoie des paysages urbains, rendus avec une précision photographique (illustration 43).

Surgissant de la profondeur de la nuit dans sa "négritude blanche", son trio de masques pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1986 est un des exemples les plus achevés du talent du peintre de Haïti, Bernard Séjourné. Mystérieuse et raffinée, refusant le style naïf de ses compatriotes, la composition de Séjourné pour le Mouton Rothschild semble capter l'âme d'une très ancienne culture avec ces femmes aux yeux mi-clos et au long cou gracile, ces coquillages et ces fleurs exotiques. On y perçoit une douceur envoûtante des couleurs pastel et des formes ondoyantes (illustration 44).

Le peintre suisse Hans Erni, né à Lucerne, se voit charger en 1987 de l’exécution de l’étiquette du dernier millésime de Philippe de Rothschild. S'exprimant, à la fin des années 80, par des allégories reprenant des figures de la mythologie classique ou contemporaine, le réalisme symbolique d'Erni associe des formes charnues, puissantes et la précision du trait poussé parfois jusqu'à l'épure géométrique. Son talent de portraitiste s'exprime aussi avec éclat dans son dessin pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1987. Transformant son modèle en symbole, Erni a su capter la personnalité de Philippe de Rothschild auquel cette étiquette rend un ultime hommage (illustration 45).

Variation malicieuse sur le thème des béliers dansants, l’œuvre de Keith Haring, pour le millésime de 1988 s'inspire ironiquement du blason officiel du Château Mouton Rothschild. Ce créateur en vue de "l'East Village" new-yorkais reprend ici son emblème, son style, à savoir une silhouette compacte, comme tracée au marqueur (illustration 46).

Les béliers du peintre allemand Georg Baselitz, pour le Mouton Rothschild 1989, associent l'emblème traditionnel de Mouton à l'événement choc de l’année 1989, la chute du mur de Berlin. « Drüben sein jetzt hier » écrit le peintre sur l'étiquette, « L'autre côté est maintenant chez nous ». Dans sa composition pour le Mouton Rothschild, Baselitz est fidèle à son premier tableau à motif renversé, peint en 1969. Cette "nouvelle distance" par rapport à l'objet représenté, sans pourtant rompre avec l'art figuratif, impose au public une véritable révolution du regard (illustration 47).

Pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1990, amoureux du vin et de l'ivresse, le peintre anglais Francis Bacon compose autour d'un verre, une étrange et fulgurante chorégraphie. Irréductible à toute école, la composition de Bacon exhibe la nudité, la chair, l'homme, dans une solitude dérisoire, tordu par le spasme de la naissance, de l'agonie, ou par on ne sait quel mystérieux malaise. Sur un fond de couleur sombre, un bras musclé tenant un verre de vin s'étire et se contracte comme dans un miroir déformant (illustration 48).

Pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1991, Setsuko, née au Japon raconte à sa manière l'éternelle histoire du vin : la grappe a d'abord été fleur, puis fruit ; elle a ensuite, généreuse comme l'épi de blé, livré ses grains aux vendangeurs ; enfin, dénouement tant attendu, la carafe bien remplie et le plaisir de boire. Cette composition pour le Mouton 1991 est fidèle à l'œuvre de Setsuko, composée essentiellement de "natures mortes", peuplées d’objets recomposés ligne à ligne, polis, colorés… (illustration 49)

Pour l'étiquette du Mouton Rothschild 1992, Philippine de Rothschild s’adresse à un coloriste puissant et tourmenté, qui considère la couleur comme créatrice de formes et de contrastes, le peintre danois Per Kirkeby. Dans son œuvre, Kirkeby a tracé les contours d'un verre géant d'où déborde le rouge sombre du vin. Autour de ce verre, se croisent et se confondent, dans une symphonie de lignes et de couleurs, les rayons de soleil et l'ondulation des vignes (illustration 50).

L’illustration qu’exécute Balthus pour le Mouton Rothschild 1993 reprend un motif récurrent dans son œuvre : celui d'une adolescente au regard absent, à la grâce perverse et fragile...

On y reconnaît le sentiment du secret des êtres et des choses, l'enchantement qui en un instant d'éternité fige les silhouettes sur la toile, la douceur des couleurs pastel et l'érotisme félin du corps féminin (illustration 51).

Premier peintre hollandais à illustrer l'étiquette de Mouton Rothschild, Karel Appel, pour le millésime 1994, imagine un couple de buveurs dansant une gigue effrénée autour d'une bouteille totem, comme pour en libérer l'esprit du vin (illustration 52).

C’est Antoni Tapies qui se voit charger d’illustrer le millésime 1995 du Mouton Rothschild. Reconnu comme l’un des plus importants artistes contemporains, le travail de Tapies renvoie l'image d'un chaos difficilement maîtrisé. Il définit personnellement ses œuvres comme « des champs de bataille où les blessures se multiplient à l'infini ». Deux cœurs, un nez, une bouche, un œil et même une oreille : le dessin de Tapies, légendé en catalan, est fidèle au chaos et à la décomposition. Il y célèbre aussi l'alliance immémoriale du vin avec tous les sens de l'homme (illustration 53)

Pour le Mouton 1996, le peintre et calligraphe chinois Gu Gan a réuni dans un même dessin cinq idéogrammes qui, tous, représentent le cœur, en variant pour chacun la couleur et le trait. Cette composition à la fois puissante et subtile, intitulée Cœur à Cœur, se veut une illustration de l'harmonie universelle. Si, dans ce dessin, Gu Gan reste fidèle à la tradition de la calligraphie chinoise, demeurée inchangée depuis le deuxième millénaire avant notre ère, il se révèle aussi profondément novateur, ouvrant la calligraphie à la couleur, s’affranchissant des contraintes et des équilibres traditionnels et ajoutant des sceaux à valeur ornementale (illustration 54).

Philippine de Rothschild s’adresse à son amie Niky de Saint Phalle  pour composer l’étiquette du millésime 1997. Du soleil à l'assiette, en passant par une bouche gourmande et une main tendue, Niky de Saint Phalle compose une allégorie chatoyante et festive des plaisirs de la table. Traversant le dessin, le Serpent tentateur, plus oenophile que diabolique et au lieu d'offrir à Eve la pomme, lui propose ici une bouteille de vin (illustration 55).

Né à Oaxaca au Mexique, Rufino Tamayo avait accepté en 1990 de créer une œuvre originale pour l'étiquette de Mouton Rothschild. Le destin en a décidé autrement puisqu’il décède en 1991. Cependant, sa famille a souhaité que soit accomplie la volonté du maître. Elle confia donc à Philippine de Rothschild une œuvre de Tamayo pour illustrer le millésime 1998. Il s’agit d’un Brindis, l'homme qui porte un toast, rituel populaire mexicain que Tamayo transfigure, sous un soleil rougeoyant, en une saisissante allégorie du désir capté à l'état brut (illustration 56).

Pour le millésime 1999, Philippine de Rothschild fait appel à l’affichiste Raymond Savignac. Après avoir reçu le Grand Prix de l'Affiche, Savignac a déjà à cette époque contribué à l'image des plus importantes sociétés françaises et étrangères, de Bic à Air France, de Dunlop à Pepsi-Cola. Plus de septante ans après l'affichiste Jean Carlu, auteur du millésime 1924, le dessin de Savignac fait figure de retour aux sources. D'un clin d'œil et d'une ruade, son bélier, totem de Mouton, nous invite au plaisir de boire et chasse allègrement le millénaire qui s'achève. Dans cette étiquette, on reconnaît la netteté du trait, les couleurs vives et contrastées, le décor épuré, le regard malicieux allant directement à l'essentiel de Savignac (illustration 57).

En 2000, l'étiquette du Château Mouton Rothschild n’est exceptionnellement pas illustrée par l’œuvre originale d'un peintre célèbre. Philippine de Rothschild a voulu rendre hommage au symbole originel du Mouton Rothschild, le petit « bélier d'Augsbourg ».

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Figure 45

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Figure 46

Frédéric MATRICHE,    
journaliste    

Jean-Michel DENIS,    
designer    

Jean-Christophe HUBERT,   
historien de l’art,   
aspirant FNRS   

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Figure 47

Francis Bacon :
Retiré, 
Drois Sabam

Figure 48

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Figure 49

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Figure 50

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Figure 51

Karel Appel :
Retiré,
drois Sabam

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Pour contacter les auteurs :

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Figure 22

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Figure 24

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Figure 26

 

Figure 27 :
Alechinsky ôté,
droits Sabam

 

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Figure 28

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Figure 29

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Figure 30

 

Figure 31 ôtée :
Chagal, droits

 

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Figure 33

 

Figure 34 ôtée :
Warholl, droits

 

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Première partie : Historique et premiers artistes.

Copyright © 2003 Mémoires, et Jean-Christophe Hubert et alii. Tous droits réservés.

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