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LA LETTRE MENSUELLE |
| La chronique de l'Université, UCL - Février 2003. |
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Les archives : auxiliaires indispensables
de l'historien de l'art, |
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. L'intérêt des archives est capital en histoire de l'art. En leur absence, le chercheur se trouve bien démuni. En effet, une uvre non signée qu'on échoue à rapprocher d'aucun texte d'archives garde beaucoup de ses secrets . Sur base du style, il est possible de la situer chronologiquement, ou de proposer une attribution encore qu'il faille se méfier des pastiches et des copies , mais, dans nombre de cas, on devra se borner à des qualifications du genre "entourage de", "dans le genre de", etc. Tout cela reste donc incertain. De fait, quantité d'uvres ne sont pas documentées. Même si elles sont signées par un "illustre inconnu" s'entend la piste peut s'arrêter rapidement : on serait bien en peine d'en dire davantage au sujet de l'artiste en question. Pour la période médiévale, lorsque le peintre reste anonyme faute de signature ou de monogramme (par la suite, les signatures se multiplient), on l'appellera le "Maître de ", suivi d'un qualificatif se rapportant à une uvre significative. Par exemple, dans la miniature du XVe siècle, il est question du Maître de Boucicaut, du nom du commanditaire du manuscrit attribué à cet enlumineur anonyme. On évoque, un peu plus tard, le "Maître à la vue de Sainte-Gudule", parce qu'une représentation de la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles (aujourd'hui cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule) apparaît dans le fond d'un tableau. Ces appellations, solutions de fortune, permettent néanmoins de clarifier les propos (ainsi, les spécialistes savent à qui l'on se réfère). La situation inverse, également possible, est fréquente : les archives mentionnent des artistes et des uvres, mais on ne sait ni à qui, ni à quoi ces noms correspondent. On ignore également le statut actuel des uvres évoquées ; existent-elles encore ? Dans l'affirmative, il faudrait qu'un historien de l'art, au hasard de ses recherches, établisse un lien entre un passage d'archives resté inaperçu et une uvre qui y correspondrait. On ne saurait insister suffisamment sur la vulnérabilité des archives. Des pertes irréparables ont été causées au cours des temps, soit du fait de négligences ou du désintérêt (la vie des vieux papiers se termine souvent mal ), soit d'impondérables, tels qu'un incendie ou une inondation. Les guerres ne sont pas en reste. Ainsi, un exemple célèbre est celui des archives de l'Etat à Tournai, qui ont brûlé suite au bombardement de 1940. Quantité de dossiers relatifs à l'histoire artistique de la ville ont disparu. Ceci montre l'intérêt de la publication des archives. En effet, les fonds d'archives, aussi sécurisés qu'ils soient (pour autant qu'ils en aient les moyens, ce qui n'est pas toujours le cas), ne peuvent prétendre à la pérennité. Personne n'avait prévu, en avril 1940, qu'un mois plus tard, il ne resterait que ruines du dépôt d'archives ; idem pour la bibliothèque de l'Université catholique de Louvain, etc. Pareils événements n'appartiennent malheureusement pas au passé, même si l'Europe occidentale a été épargnée par les conflits depuis plus d'un demi-siècle. Une heure avant les attaques du 11 septembre, personne ne se doutait que le World Trade Center, symbole de puissance et de pérennité s'il en était, serait rayé le jour même de la carte de New York. Ainsi, les fonds d'archives restent vulnérables. De surcroît, les documents d'archives récents, fabriqués en pâte de papier à base de bois et de colle acide, s'autodétruisent lentement ; ils deviennent cassants et peuvent tomber littéralement en poussière après plusieurs décennies. Ceci est également valable pour les livres du XIXe siècle, dont beaucoup sont voués à la disparition, alors que les ouvrages antérieurs restent généralement en bonnes conditions de conservation. C'est pourquoi nous avons jugé utile de publier quelques pièces d'archives inédites relatives à Léon Pringels, conservées à la Commission des Monuments et Sites à Namur. Comme nous l'avions présenté succinctement en 2000, Pringels a reçu plusieurs commandes de décoration d'édifices publics et religieux, dont Sainte-Julienne à Verviers. Nous publions ici les archives relatives à une entreprise antérieure, datée de 1923-1924, pour l'église Saint-Laurent, à Prayon-Trooz (Forêt, province de Liège). Pringels était alors tout jeune artiste, fraîchement sorti de l'Académie. Il s'agit de sa première commande d'art monumental, exécutée dans le style symboliste en faveur à l'époque. Les circonstances économiques n'étaient pas favorables aux arts à cette époque. La guerre n'avait pas épargné grand monde, si bien que la paroisse avait quelques difficultés à rassembler l'argent nécessaire. Les fonds furent finalement rassemblés grâce à une souscription auprès des paroissiens. Pringels eut pour mission de peindre quatre scènes de la vie de saint Laurent, le patron de la paroisse : Les pauvres de Rome (fig. 1), Scène eucharistique (fig. 2), Adieu (fig. 3), Martyre (fig. 4). Ces toiles existent toujours. L'influence de l'académisme s'y fait sentir ; pour l'une des compositions, Pringels s'est inspiré de Rubens. Les abréviations se résolvent de la façon suivante : CRMS = Commission royale des Monuments et Sites. Prés. = président. P-T = Prayon-Trooz. Les extraits, présentés dans l'ordre chronologique, permettent de comprendre la genèse de l'uvre.
Saint-Laurent, Prayon-Trooz (Forêt), Dossier n°6114 Circulaire paroissiale doctobre-novembre 1921 " P.S. Peinture de léglise. Je [le curé] continue ma souscription à domicile : partout, malgré la crise industrielle, je suis bien reçu parce quon a mis de côté depuis lété " la part du bon Dieu ". M. Léon Pringels, prix de lAcadémie de Bruxelles, a été choisi pour peindre les quatre grands tableaux de la Vie de saint Laurent, qui orneront le chur et sont nécessaires à lachèvement de la décoration de notre maison paroissiale du Roi du Ciel et de la terre... 10 000 francs outre les 13 000 recueillis et dépensés seront nécessaires... Quest cela en comparaison de tout ce que nous avons reçu de lui?!... " Lettre de René Donckier de Donceel, curé de Prayon-Trooz, à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 10.11.1921 " Je me permets de madresser à votre bienveillance, toujours très grande à mon égard dans le passé, et à votre compétence en qualité de Président de la Commission des monuments, pour vous prier de me dire sil y a moyen, soit cette année, soit lannée prochaine, dobtenir des subsides du gouvernement pour la peinture à neuf de mon église paroissiale de Prayon-Trooz, dans quelle proportion et à quelles conditions. Les circulaires ci-incluses vous diront nos projets et ce qui en est réalisé déjà. La première partie : remise en état de propreté, dhygiène morale et physique! Vous remarquerez que nous avons travaillé et travaillerons sous la direction de Dom Sébastien Braun de Maredsous. restent à faire les quatre panneaux du choeur (coût 10 000 fr.). Nous avons à présent une peinture unie, très simple, qui nous fait une église lumineuse, gaie et plus spacieuse à lil (voûtes plafonnées dun bleu vert deau diaphane et sans aucune surcharge ; les nervures : jaune sable, comme léglise). Jespère que la présente vous trouvera courageux et consolé de vos grands deuils, que vous éprouvez pour vous et votre famille. Je prie pour la protection de ces précieuses âmes quétaient Madame Lagasse de Locht et votre fils ". Lettre CRMS à René Donckier de Donceel, curé de Prayon-Trooz, 17.11.1921 " [...] parvenir les plans et devis des travaux exécutés et ceux restant à faire à léglise de Prayon-Trooz. Ces documents nous sont indispensables pour que nous puissions répondre en connaissance de cause aux questions que vous nous posez ". Lettre René Donckier de Donceel, curé de P-T à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 10.01.1922 " Vous avez bien voulu répondre le 17 novembre 1921 à ma lettre du 10 novembre concernant la possibilité dobtenir des subsides pour travaux de restauration et de peinture à neuf de mon église paroissiale. Vous me demandiez de vous faire parvenir les plans et devis des travaux exécutés et ceux restant à faire. Jai attendu jusquaux jours derniers des nouvelles de M. Léon Pringels, artiste-peintre, 20 rue Van Meyel à Bruxelles, qui est chargé des peintures de scènes à placer au chur (4 grands tableaux). Il vient seulement de mécrire à loccasion du nouvel an ; il me dit : " le travail marche bien ; dici un mois il sera prêt de son achèvement ". Il sagit des 4 projets de tableaux [...] ". Lettre CRMS à René Donckier de Donceel, curé de Prayon-Trooz, 19.01.1922 " Comme suite à votre lettre en date du 10 janvier courant, nous avons lhonneur de vous prier de vouloir bien prévenir M. Léon Pringels, artiste-peintre, rue Van Meyel à Bruxelles, de ce quune délégation de la CRMS procédera en son atelier à lexamen des projets de tableaux destinés à orner le chur de léglise de Prayon-Trooz. Cette visite pourrait avoir lieu lun ou lautre samedi matin vers 11 heures. Celui-ci devra donc faire connaître au Président de la Commission royale, rue Montoyer 22 à Bruxelles deux samedis qui conviendront le mieux pour cet examen ". Lettre de Pringels à Lagasse de Locht, 7.02.1922 " Je reçois à linstant une lettre de M. labbé Donckier de Donceel, curé de Prayon-Trooz, me faisant part de ses démarches auprès de la CRM en vue dobtenir un subside pour lexécution de quatre tableaux devant orner le chur de son église, et mengageant de vous avertir du jour (deux samedis) que je pourrai recevoir les délégués de la Commission royale. Vu létat actuel de mes esquisses, il me serait difficile de fixer de façon certaine le jour de leur achèvement, mais je compte pouvoir dici peu de jours vous en informer ". Lettre de Pringels à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 27.02.1922 " Suite à ma lettre précédente, jai lhonneur de vous prévenir de lachèvement des esquisses définitives des 4 panneaux décoratifs que lon ma chargé dexécuter pour léglise de Prayon-Trooz. Je pourrai recevoir la CRM les samedis 4 ou 11 mars, à votre choix. Atelier: 12 avenue de lOrée, Solbosch. Résidence: 20 rue Van Meyel, Bruxelles-Maritime ". Lettre CRMS au Conseil de fabrique de Saint-Laurent (copie à Pringels), 13.04.1922 " Nous avons lhonneur de vous faire savoir quil a été procédé le 18 mars 1922, dans latelier de lartiste-peintre, M. Léon Pringels, à lexamen des panneaux décoratifs destinés à léglise de Prayon-Trooz. Les panneaux au nombre de 4 représentent les épisodes de la vie de saint Laurent et doivent décorer le chur de léglise précitée. Ces peintures sont traitées avec un grand souci dart. Il est désirable quau cours de lexécution finale, lartiste accentue un peu la vigueur des coloris. Quand les peintures seront marouflées, une délégation se rendra sur place afin de voir ce quil y a lieu de faire pour la décoration des côtés des portes donnant sur le chur [...] ". Lettre CRMS au Conseil de fabrique de Saint-Laurent, 6.05.1922 " Comme suite à notre rapport du 13 avril dernier, même numéro que ci-contre, nous avons lhonneur de vous rappeler lavis favorable au sujet des peintures décoratives à maroufler dans le chur de léglise de Prayon-Trooz ". Lettre de Lagasse de Locht, Prés. CRMS à Pringels, 16.09.1922 " La Commission royale des monuments et sites est en vacances jusquau 7 octobre exclu, depuis le 26 août. Je ne suis à Bruxelles que de passage depuis hier et repars lundi jusquà la fin du mois. Jai déposé vos projets rue Montoyer 22, en nos bureaux où vous ferez bien de les venir reprendre, si vous en avez besoin. En tout cas il convient que vous veniez présenter votre nouveau projet en séance du 7 ou 14 octobre prochain vers 3 heures de relevée. Il faut me faire connaître en octobre le jour de votre choix ". Lettre de Léon Pringels à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 2.10.1922 " Votre lettre du 17 septembre reçue, je suis venu reprendre mes esquisses, par vous déposées au bureau de la commission afin de pouvoir faire des études complémentaires. Je pourrai venir vous les soumettre en séance du 7 octobre à 3 heures pour ne pas perdre davantage de temps ". Lettre de René Donckier de Donceel, Curé de Prayon-Trooz, à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 9.11.1922 "Ce bout de lettre a trait à ma visite à latelier de M. Pringels, mardi 7 courant, avec M. Georges Pirard, Président du conseil de fabrique : oserais-je vous demander daller encore une fois Avenue de lOrée, Solbosch, 12 au dit atelier pour voir si tout est bien à votre gré : les 4 panneaux achevés de M. Pringels qui se dispose à me les envoyer avant fin du mois. M. Georges Pirard se demandait si la tonalité générale nétait pas un peu terne, ne manquait pas un peu de vigueur dans les colorations. Dautre part, dom Sébastien Braun, de Maredsous, mécrit que cest tout à fait bien que M. Pringels a tenu compte de la remarque lui faite à ce point de vue, tonalité un peu fluide de lune ou lautre esquisse, si bien que on ne pourra que se féliciter du magnifique résultat obtenu : " votre église sera dotée de peintures murales religieuses, comme on nen a pas exécutées depuis longtemps en notre pays ". Linspiration, le groupement nous plaisent énormément. Un détail qui me frappait, et que jai écrit tantôt à M. Pringels, cest que dans aucun des 4 panneaux, on naperçoit les yeux de saint Laurent à vif : dans 3 tableaux (Adieu, Scène eucharistique, les Pauvres de Rome) il a les yeux baissés ou voilés ; au Martyre lil est ouvert mais un peu exorbité et brouillé par la souffrance. Je me demandais si dans les 3 premiers, cela ne rend pas son visage un peu dur, si cela ne fait pas perdre de lexpression, si particulièrement marquée dun homme par les yeux, sil nest pas un peu bizarre que les 3 fois il en est ainsi. Dans le Martyre, ne serait-il pas mieux que, malgré le corps si bellement posturé, le regard restât souriant, triomphant, illuminé ? Ainsi aussi le Juge de la scène des pauvres a les yeux baissés, paraît un peu impassible, un peu endormi. Je lui souhaiterais des yeux brillants de colère : il est pris au piège et quant à largent espéré, et quant à son prestige vis-à-vis de tout le peuple. Ce sentiment tout personnel, je me suis permis de vous le soumettre comme à lartiste, pas à autre. Je serais aise davoir votre avis et que vous veuillez lexprimer à M. Pringels, si vous y pouvez voir. Aucun inconvénient, au contraire, à y aller avec des membres de votre famille ou autre personne. Peut-être serait-il prudent davertir Pringels par carte : 20, rue Van Meyel ".
Lettre de Lagasse de Locht, Kervyn de Lettenhove et Brunfaut à Léon Pringels, 2.12.1922 " Nous avons lhonneur de vous faire connaître quil a été procédé le samedi 25 novembre courant à lexamen, dans votre atelier avenue de lOrée, 12, Solbosch-Bruxelles, des panneaux décoratifs destinés à léglise de Prayon-Trooz. Il résulte de cet examen que léglise susdite sera dotée de peintures murales tout à fait remarquables. Linspiration, le groupement, le coloris, le dessin, tout dénote une main de maître que la Commission royale se plaît à féliciter vivement ". Lettre de René Donckier de Donceel, Curé de Prayon-Trooz, à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 8.12.1922 " Je vous remercie de grand cur de la grande bienveillance que vous avez eue de me faire connaître la lettre si laudative que vous avez adressée le 2 décembre à M. Léon Pringels, artiste-peintre, 20, Rue Van Meyel, à Bruxelles, concernant les peintures destinées à notre église paroissiale. Je profite de cette occasion de vous dire toute ma gratitude pour la bonté avec laquelle M. le Président et plusieurs dentre-vous sont allés à différentes reprises au Solbosch examiner les projets, puis les toiles de lartiste, avec laquelle vous avez hâté votre visite du 25 novembre dernier. Je suis tout heureux des éloges que le jeune artiste a mérités de vos hautes et compétentes appréciations ; ils sont pour lui louvrant dun heureux et brillant avenir. Je me réjouis que ma paroisse en ait été loccasion pour lui, et quelle bénéficiera spirituellement et esthétiquement de son jeune et extraordinaire talent ". Lettre de Pringels à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 11.12.1922 " Mes chers parents se joignent à moi pour vous présenter nos biens sincères remerciements pour la belle et encourageante lettre dont vous nous avez honorés, ainsi que des félicitations de ces Messieurs de la Commission. Je ne crois pas avoir mérité tant dhonneurs, surtout pour ces débuts, mais je chercherai à men rendre digne par mes futures compositions. Votre lettre a fait la joie de M. le Curé Donckier de Donceel et de ses bons paroissiens, si bien que cela me débarrasse de tout souci et me permettra de continuer plus allégrement mon service militaire. Veuillez agréer, M. le Président, lexpression de mes sentiments très respectueux et reconnaissants, Léon Pringels, soldat au 2e Grenadier, 2e bat., 6e compagnie. Caserne du Prince Albert, Bruxelles ". Lettre de X, moine à Maredsous, à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 13.05.1923 " Vous aurez peut-être appris quune petite exposition dart religieux sous le patronage de notre révérend Père Abbé doit avoir lieu à Liège, à loccasion du triduum eucharistique, souvrant le jour de la Pentecôte. Nous avions compté sur les toiles (une partie du moins) préparées par notre ami Léon Pringels pour la décoration de léglise de Prayon (Liège) comme pièces de résistance. Or la fabrique de Prayon fait mine de ne pas vouloir y consentir prétextant des questions de délicatesse vis-à-vis de la Commission des Monuments. Ces raisons doivent être sans fondement, puisque les délégués de la Commission se sont rendus jadis chez Pringels et ont favorablement apprécié son travail. Dailleurs une conversation récente avec M. le Curé de Prayon nous autorise à croire, que si vous ne voyez point dempêchement à ce quon expose les toiles en question, lautorisation serait accordée. Je viens donc vous demander de bien vouloir accorder ce "placet". Vous nous feriez par là, ainsi quaux organisateurs, le plus vif plaisir ". Lettre de René Donckier de Donceel, Curé de Prayon-Trooz, à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 29.6.1923 " En hâte deux mots. M. Georges Pirard-Brohy, Conseiller provincial, et notre ancien Bourgmestre, vient de me faire savoir que les documents Pringels, pour nos tableaux, viennent dêtre expédiés le 21 juin du Gouvernement provincial de Liège à Bruxelles, avec un avis très favorable de la Commission provinciale des Monuments. Y aurait-il moyen de les faire passer demain ou le 7 juillet à votre Commission royale pour que nous les puissions placer pour la Saint-Laurent ? " Lettre de René Donckier de Donceel, Curé de Prayon-Trooz, à Lagasse de Locht, Prés. CRMS, 19.10.1923 " Jai la grande satisfaction de vous faire connaître que je suis en possession de la notification officielle de lArrêté royal, arrivée à la Commune le 12 courant. Jy remarque que la Commission royale a fait un rapport favorable en date du 23 juin dernier, mais rien de ce rapport, quil me serait fort agréable de posséder, et de pouvoir lire en chaire le dimanche 28, date pour laquelle les panneaux seront placés, ne mest parvenu. À la réunion de demain, voudriez-vous dire à M. Houteur, secrétaire, de menvoyer copie de ce rapport très utile aussi pour la suite de ma collecte et pour les archives paroissiales. Je vous remercie encore beaucoup de tout lintérêt et lappui accordé au jeune peintre et à votre serviteur ". Lettre CRMS à René Donckier de Donceel, Curé de Prayon-Trooz sous Forêt (Liège), 20.10.1923 " Comme suite à votre lettre du 19 octobre courant, nous avons lhonneur de vous faire parvenir ci joint copie de la lettre du 27 juin dernier adressée à M. le Gouverneur de la province de Liège, par laquelle la Commission royale approuve le projet de décoration picturale de léglise de Prayon-Trooz ". Christian Bodiaux, Voir aussi : |
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