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Exposition temporaire |
| "Guillaume Edeline, peintre en Semois". |
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Si Guillaume Edeline est originaire de Namur et passa par plusieurs villes belges au hasard des affectations de son père militaire, il s'installa à Bouillon dès 1941 -il épousa d'ailleurs une Bouillonaise. Et c'est devant les paysages de cette région d'Ardenne, surtout ceux rythmés et sculptés par la Semois, qu'il posa son chevalet -hormis d'ensoleillés paysages du Sud de la France pour de flamboyantes aquarelles notamment. Edeline a peint environ 470 oeuvres en 45 ans, c'est le nombre de celles qui sont inventoriées. On devine déjà à cette production somme toute parcimonieuse la réflexion qui guidait sa main. Peintre de la Semois donc, mais surtout "peintre en Semois" comme le disait M. Roger Brucher lors du vernissage, Guillaume Edeline a peint beaucoup de paysages. Tantôt très construits et solidement structurés quand il s'agit de vues de villages, avec les pans des toits, des murs et de leurs ombres pour ossature naturelle ; tantôt traités en touches plus vives et rapides quand ce sont des forêts, des méandres de la rivière, des champs fleuris ou des bosquets ; tantôt traités de manière synthétique (mais sans les aplats cernés ; plutôt dans une veine expressionniste, voyez ses arbres p ex), les paysages d'Edeline se caractérisent toujours par une très belle lumière et des recherches chromatiques fort réussies. L'oeuvre d'Edeline peut ainsi paraître manquer d'unicité, mais il faut plutôt y voir une recherche constante, un souci enthousiaste de retranscrire une réalité, la réalité que son âme ressent autant que sa nécessité à la transmettre. On peut rapprocher cet aspect protéiforme d'un Marcel Caron qui, lui aussi, se frotta avec bonheur aux différents courants de son époque. Citons M. Chariot dans la préface de la monographie : "Sauvage et farouche, cette âme d'artiste reste fidèle à une quête absolue, celle de la Peinture, intransigeante et fière,... inaccessible étoile..." Il figure à l'exposition des natures mortes, parfois de petit format, et des portraits. J'ai beaucoup aimé ces derniers. Outre qu'ils démontrent la parfaite maîtrise technique de l'artiste, ils sont attachants par la subtilité à saisir une réflexion, un songe, une sérénité, un bonheur qui ne se proclame pas mais se perçoit. Ces toiles, fusains et crayons contiennent cette forme de sagesse qui sait que le bonheur n'existe pas autrement que dans une série de moments heureux ou de paix intérieure. Comme à l'occasion de chacune de ces rétrospectives, une monographie est parue. Elle est écrite par Francis Edeline, son fils qui a répertorié l'essentiel de l'oeuvre de son père, C. Duquène, R. Brucher, et C. Chariot pour la préface. Editeur Ars Libris, Bruxelles, qui s'impose comme un acteur décisif de l'édition d'art en Belgique. Ce très beau livre est en vente au musée au prix de 1.350 F. E. Mdr |
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Moulin de Chassepierre
La Moncelle
La robe rouge
Sedan |
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| Musée Gaumais, 6760 Virton. | ||
| du
07 juillet au 30 septembre 2001. Tous les jours (sauf le mardi en septembre). |
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| Tel.: +32
(0)63 57 03 15. Coordonnées du musée sur notre site. |
Copyright © 2001 Mémoires pour le
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M. Francis Edeline nous a autorisé à publier les reproductions.
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