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ARTISTE |
Serge DURIEUX |
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Dates |
Né à Cambron-Saint-Vincent le 18 mars 1957 |
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Eléments biographiques |
Fidèle à son besoin naturel d'autonomie, Serge Durieux est venu tôt au dessin puis à la peinture - il a réalisé sa première toile à l'âge de 14 ans - mais sa trop grande crainte de subir l'empreinte indélébile du maître l'a d'emblée fait opter pour le libre parcours autodidactique. De là sans doute son sens inné du détail dont l'exercice s'est rapidement converti en passion. Son engouement pour la cause artistique l'a poussé maintes fois à s'essayer à différentes disciplines, dont l'écriture, la musique, et plus récemment la sculpture et le théâtre, mais toujours en tant que créateur. Et
quand il ne crée pas, c'est qu'il encourage la création. En effet, Serge
Durieux est depuis novembre 2000 président du Cercle Littéraire Hainuyer
"Clair de Luth", lequel édite la revue trimestrielle Aura dont le florilège fait la part
belle aux textes de ses membres. Et depuis décembre 2001, il est également
animateur de la Galerie du Dragon à Mons, laquelle ouvre ses cimaises aux
expositions temporaires d'artistes, locaux pour la plupart (voir le site : www.galeriedudragon.be). Enfin, il est depuis 1998 le coordinateur d'un projet de théâtre social en
faveur des sans emploi et, parallèlement, participe à la réhabilitation d'un
lieu baptisé depuis peu "l'Echo des Murs" qui sert d'écrin au
développement du projet. Pris au piège de ses multiples
activités, l'artiste aspire néanmoins vivement à se remettre à titiller le
pinceau, au risque de s'aventurer dans une autre direction stylistique,
faisant ainsi honneur à son éclectisme naturel. Il a participé à de nombreuses
expositions et est titulaire de nombreux prix et mentions, dont notamment la
médaille d'or de la Fondation Hector Staquet, la grande médaille d'or au
salon de l'Art Libre de Vitry-le-François (France), le laurier d'argent de l'Accademia di Pontzen de Naples (Italie), la palette d'or de l'Académie
Internationale des Art Contemporains, la médaille d'or de l'Académie
Européenne des Arts, ainsi que le Grand Prix de la Côte des Arts 1991 au
salon des Peintres belges et français à Ypres. Outre de nombreuses collections privées, deux de ses toiles ont été acquises par la Communauté française et par la Ville de Charleroi. Serge Durieux a également réalisé deux fresques à caractère religieux pour la Comtesse Carton de Wiart à la Chapelle Notre-Dame du Cerisier de Lombise (canton de Lens). |
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Appréciation stylistique |
La peinture de Serge Durieux
est essentiellement figurative, sans être conventionnelle. En dépit de son
souci de précision, son travail est axé sur la recherche de l'atmosphère au
travers d'ambiances claires-obscures qui exultent dans les scènes nocturnes
de villes ; ce qui lui vaut bien souvent d'être rapproché de Delvaux ou
Magritte sans toutefois verser comme eux dans le surréalisme, ou encore d'un
Marcel Lefrancq qui photographierait les rues de Mons. Quelques digressions symbolistes ou même surréalistes se retrouvent de manière ponctuelle dans son œuvre abondante où l'huile sur toile et sur schiste prend de loin le pas sur les pastels, crayons et fusains. L'avis de Mémoires :
Les vases de Spilliaert, les lacs de Degouves, les escaliers de Mellery... ont une existence bien au-delà de leur représentation. Ils sont, comme les paysages et les personnages de Durieux, transfigurés, "trans-figurés" et, ce terme a rarement si bien collé, transcendés. Tout l'art de peindre est là, et seulement là. La facture de Serge Durieux évoque ainsi cette remarquable école intimiste faite d'atmosphère, de chaleur, de silence habité. On croit entendre le murmure velouté du fusain bruisser jusque dans les toiles. La lumière est belge, comme elle l'est chez Vogels, distribuée avec parcimonie et élégance, aux variations infinies, aux nuances délicates et d'autant plus précieuses. Et le contraste avec le soleil qui inonde la Grèce ne fait qu'étayer cette particularité des brillances "de chez nous". L'artiste parvient par un cadrage serré -mais attentif à d'exactes perspectives- à nous faire pénétrer le lieu, son "âme". Nous sentons qu'en cette sérénité charpentée au ciseau de l'émotion et dans l'instant, courent les vibrations des êtres et des pierres. La palette nous joue la vie de l'air. Et puis, étonnamment sensuelle et pudique, cette "Nudité au salon" avec les corps de ces jeunes filles dont la beauté n'a nul besoin de se dire ni se cacher, qui est liberté sans offense, qui nous trouble plus par leur songe saisi que par quelque mise en scène. Quand la sensibilité ajoute aux êtres, aux mots, aux émotions, cela porte un nom. Poésie avez-vous dit ? Oui, charnelle et mélodieuse poésie. |
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Ecole |
Nous avons décrit comment cette peinture est réaliste, d'un réalisme poétique, et proche de l'intimisme nous a-t-il paru. Puis,
fort de ses racines belges, l'artiste se réjouit de touches surréalistes,
en clins d'oeil ou par nature. |
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Expositions / Rétrospectives |
Première exposition personnelle en 1976. Sélectionné parmi les auteurs de projets participant au Concours de la Monnaie Royale pour la conception des nouvelles pièces de l'Euro, l'artiste a vu ses plâtres exposés à l'Hôtel des Monnaies à Bruxelles. Quelques-unes de ses œuvres sont exposées sur le site de la galerie (voir plus haut). |
| Bibliographie |
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Revue "ORIZZONTI DI
GLORIA" de l'Accademia Internazionale di "Pontzen" de Naples De nombreux articles de presse lui ont été consacrés, notamment par Hubert Wattier (Nord-Eclair), Freddy Desmoort et Gisèle Maréchal (La Province). |
| Signature |
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Cote / |
Nous ne communiquons pas de
cotes d'artistes en activité. Des oeuvres seront bientôt présentées
dans notre "Galerie virtuelle". |
Mise à jour le 30 01 2004.
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