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ARTISTE |
Joopie PERMEKE |
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Dates |
Né à Bruges le 24 juillet 1938 |
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Eléments biographiques |
James (Joopie pour les amis et en sculpture) Permeke
est d'une famille où l'art est une seconde nature, si pas la raison de vivre.
Son arrière-grand-père Henri Permeke (1849-1912) participa à la fondation du Groupe L'Essor. On ne présente plus
son grand-père Constant ! Son père John était également
peintre, et sa mère, céramiste. Enfin, son fils se lance aussi dans la
peinture et la sculpture.
La nationalité anglaise de John lui valurent les geôles de l'occupant, dont il s'évada. Après la guerre, la famille partit pour l'Afrique : un périple saharien, des années de Congo alors belge et jusqu'à l'indépendance, suivies d'un séjour en Afrique du Sud. C'est aux Universités du Cap et de Pretoria que Joopie acquiert son diplôme de psychologie, tout en se mettant à la sculpture en autodidacte. Il se marie et rentre en Belgique. Il suit un an les cours de l'Académie d'Alost, et durant deux ans, ceux d'André Willequet à l'Académie d'Ixelles. Parallèlement à sa passion, il mène une belle carrière professionnelle comme directeur des ressources humaines et chef de sécurité dans de grandes entreprises belges. A 50 ans, Joopie Permeke prend la décision de quitter son emploi et la Belgique : il s'installe en Espagne pour se consacrer entièrement à son art, avec l'actif soutien de son épouse. Et depuis, quand la démangeaison du voyage ne le reprend pas, il se rend de bon matin dans son atelier pour sans cesse "sur le métier, remettre son ouvrage". |
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Appréciation stylistique |
"La
famille et surtout le grand-père, la terre natale et ses fruits, les horizons
qui enferment et qui ouvrent, les forces et désirs de l'âme et du corps, :
causes, explications, prétextes... de ces longues heures de méditation et de
travail, tôt le matin, dans son atelier. "La sculpture pour moi c'est mon oxygène. Cela ne signifie pas que chaque jour je suis a même de créer. Il y a des trous, des remises en cause. Il est certain qu'il y a parfois un dilemme qui effleure l'esprit : faire carrière, se faire un nom ou simplement jouir de manipuler la matière, de créer.
Vous avez dit "art" dans
votre question. C'est quoi ? Je ne souhaite pas philosopher sur la question.
Une boite à conserve et un vieux soulier sur un socle, est-ce l'art ? Non, croyez-moi
je ne souhaite pas critiquer ces formes modernes, elles ont simplement leur
place (et avec un bon marchand c'est rentable)". Interview de Benitachell.
"Je sculpte par besoin, parce que cela mûrit en moi ; on ne force rien, on ne se met pas devant une table avec une boule de terre en se disant : qu'est-ce que je vais faire maintenant ? " [...] "Le style Permeke est très fortement reconnaissable dans ses sculptures : une même lourdeur mélancolique, presque lugubre imprègne ses sculptures et les peintures de son grand-père". Grégory Berleur, Libres Babiages, décembre 1996. "Grâce à la solidité et à la force de la forme, la femme rayonne mystère et conviction. De gestes résolus elle s'impose dans l'univers, trace les limites en souveraine maîtresse. Dans ses douces rondeurs elle représente séduction et tentation, mais aussi dévouement et compréhension". Fernand Bonneure, mars 1991. L'avis de Mémoires :
Car il importe peu à Joopie Permeke de vendre pour vendre. Ce qui explique d'ailleurs qu'il expose très peu. Il trouve sa satisfaction dans la satisfaction de l'autre, et c'est ainsi que son art devient ce fameux et idéal échange à trois parties : l'artiste, l'oeuvre et le spectateur. Les femmes de Permeke sont solides, cohérentes dans leur être et dans leur monde, harmonieuses. Contrairement à G. Berleur, je ne leur trouve aucun caractère lugubre : ce qu'elles ont de commun avec Constant, c'est cette intégration de leur individualité dans leur univers, cette fusion entre l'essence de l'être et son paraître. Le corps et la matière qui lui donne une autre vie sont l'expression d'une intériorité qui nous fait uniques : cela, les deux Permeke l'ont compris et sont parvenus à le restituer. Puis ici, hormis une très belle recherche plastique, il y a le culte de la Femme exercé avec ardeur parfois, pudeur toujours. Tous, nous rêvons de cette Femme tour à tour charnelle, mère, maîtresse, compagne ou cocon... Joopie Permeke nous donne ainsi à voir nos rêves, les rend légitimes quand il ne les absout pas. |
| Site web |
Peter, le fils de l'artiste, lui-même peintre et
sculpteur, a son propre site
qui vous permettra de tout savoir de la famille Permeke, et de découvrir son
travail.
Sur le site Expatriate Online Art Gallery, vous trouverez un commentaire en anglais. |
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Expositions / Rétrospectives |
- Duinbergen 1966, 1968. |
| Signature |
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Cote |
Nous ne communiquons pas de cotes d'artistes en activité. Contacter l'artiste par courriel : joopie@navegalia.com . |
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La famille Permeke |
Thérèse, détail |
Assise |
Avec Henri Storck |
| Copyright © 2002
Mémoires ; Copyright © James Permeke pour les oeuvres et leurs photos ; Copyright © Les auteurs cités pour les extraits ; Tous droits réservés. |
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Mise à jour le 19 08 2002.