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La vague

L'histoire d'un pépin  Les Grands Initiés - Nefertiti L'Homme cet inconnu L'apparition

ARTISTE

René MIESSEN, dit BELLOR

Dates

Arlon le 30 juillet 1911 - Bruxelles 13 février 2000

Un artiste
qui fascine

Une étonnante découverte ! On me pardonnera que ce soit cela : l'artiste avait rompu volontairement avec les moyens de diffusion publique pour se livrer tout entier à son oeuvre, 20 ans déjà avant son décès.

Etrange et rare artiste, au nom d'extra-terrestre ou de grand prêtre de l'antique et mystérieuse Egypte. Artiste fascinant par son souci d'une technique parfaite, revendiquant l'héritage des grands initiateurs que furent les Primitifs flamands ; fascinant par ses étranges variations d'une partition que l'on sent longuement et solidement élaborée, refusant l'interférence du hasard, mais pas celle de l'imaginaire. La beauté du diable, peut-être, se demande Stéphane Rey... Mais que nous sommes tentés de nous livrer à ces brasiers !

La thématique... Elle est très intrigante, interrogatrice. On perçoit qu'il y a effectivement de l'universalité de nos sensations et pulsions dans cette expression. L'artiste se baptisait "réaliste fantastique" et refusait la filiation des surréalistes. Je ne pense pas qu'on puisse totalement l'écarter, notamment par ces distorsions que posent les titres par rapport au contenu. 

Mais l'onirisme et les références à des constantes anciennes (ou de toujours ?) ajoutent une poésie nouvelle -par poésie, j'entends cette proposition du poète de soumettre une réalité autre, différente encore des surréalistes, tout en laissant comme eux la liberté au spectateur.

   

L'avis de Stéphane Rey

Nous laissons au regretté Stéphane Rey le soin de décrire cet artiste :  

    L'insolite et l'inquiétant

    Le peintre Bellor a fait une apparition relativement tardive sur la scène de l’art. Personnage secret, peu communicatif, il a surgi brusquement du néant pour venir nous surprendre et nous intriguer. Il travaille avec soin et lenteur, aussi le nombre de ses œuvres est-il très limité. Ce qui leur donne un caractère de rareté qui doit séduire les collectionneurs.

    Pour les simples amateurs, que les prix atteints par les œuvres de l’artiste laissent muets, signalons seulement la qualité aristocratique d’un art qui sort totalement de l’ordinaire et qui fait songer au plus étrange, au plus ambigu des spectacles. S’il est un art qui se prête peu à descendre dans la rue, c’est bien celui de Bellor dont les personnages insolites et inquiétants appartiennent à cet « élitisme » de la pensée et du beau métier qui fait grincer des dents à ceux qui affectent de mépriser le caviar.

    Bellor est né, si on en croit une rumeur peu précise (car il est lui-même très discret à son propos), quelque part dans le sud de notre province du Luxembourg, Arlon peut-être, aux environs de 1910. Il a vécu de nombreuses années à l’étranger, ne donnant son adresse à personne et paraît vivre dans une sorte de temps « faustien » qui défie la classification et la comparaison.

    Etait-il architecte à Rome, à Paris, à Londres, à Florence, ou guérisseur comme Cagliostro ou mage venu de la République de Venise, ou personnage issu à l’avance d’un film encore à naître de Fellini ?

   On est devant l’homme et l’œuvre, tenté d’affabuler et l’on songe au mystérieux chevalier de Saint-Germain.

    Acceptons cette convention et occupons nous de l’œuvre présente de ce magicien passé à la peinture, qui veille jalousement sur ses secrets, qui peaufine ses tableaux et fait montre d’un perfectionnisme qui frise une exigence non exempte de cruauté. Dans son univers peuplé de mannequins, de poupées, d’automates, d’instruments de musique, de femmes portant coquillage de polyèdre de cristal en guise de tête, règnent une inquiétude, un malaise et une sorte de crainte dont le spectateur, malgré lui, ressent les effets. Se noue donc, entre celui-ci et le créateur d’illusions, une étrange connivence, un peu théâtrale, qui ne va pas sans alarme ni heureusement sans plaisir.

    Ce qui donne toute son éloquence à cet art où l’on perçoit par instant une ironie glacée, c’est l’apparition, tout à fait originale, de ces grands personnages méphistophéliques, drapés de rouge, légers comme des flammes, élégants comme des danseuses, qui nous introduisent au mystère d’une autre dimension. De telles toiles appartiennent à la grande peinture de tous les temps et sont marquées d’un signe qui pourrait être la griffe du Malin. Car celui-ci se manifeste plus dans la discrétion que dans le tintamarre.

    Il semble que Bellor, avec son allure innocente d’agent secret, sa politesse de diplomate, son œil bleu trop pur, son sourcil blanc interrogateur, doive avoir, en quelque matière, commencé avec lui…

    A fréquenter donc avec circonspection.

    Stéphane Rey (avec l'aimable autorisation de Madame Colette Bertot)

   
Site web L'artiste a son propre site, que l'on doit à son fils et sur lequel vous pouvez voir d'autres oeuvres, renseignements biographiques et articles de presse.

Cote

Les prix sont communiqués sur le site de l'artiste. Des reproductions d'oeuvres sont réalisées selon cet intéressant procédé de la "giclée".

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Le porteur de sortilège

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Tout se tait

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La boîte à Pandorre

Copyright © 2002 Mémoires ; 
Serge Miessen pour les oeuvres et leurs photos ;
Stephane Rey pour le texte cité. 
Tous droits réservés. 

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Mise à jour le 26  03 2002.

 

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