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Hélène de Miszewska (1876-1969), une amie
de James Ensor ?
Une
fidèle lectrice nous donne les renseignements suivants :
Hélène
Waldack, peintre gantoise, est devenue
Hélène de Miszewska par le mariage, comme le précise un article de MEMOIRES (C.
W. Domanski, Les artistes polonais en Belgique de 1830 à 1839, Mémoires,
Lettre n° 5, janvier 2001) :
Enfin le sculpteur polonais Tadeusz
MISZEWSKI (1879-1960) étudia à l’Académie des Beaux-Arts de Gand, continua son
apprentissage durant dix ans dans le studio de Hippolyte LE ROY, et fut inspiré
par l’art de Constantin MEUNIER. Il épousera la peintre belge Hélène WALDACK
(1876-1969). En 1971, la Galerie A. Vyncke – Van Eyck à Gand organisa
l’exposition rétrospective de ses oeuvres.
Une correspondante belge, qui vit en Caroline
du Nord, l’a bien connue et m’a transmis les noms de ses petits-enfants (elle a
eu deux fils). J’ai trouvé l’adresse de sa petite-fille qui m’a communiqué les
renseignements suivants.
Hélène de Miszewska
a fréquenté l’Académie de Gand. Elle fut l’une des premières femmes artistes à
s’y inscrire. Elle a peint des bouquets de fleurs, mais aussi des portraits et
des paysages. Deux de ses œuvres ont été acquises par le Musée des Beaux-Arts
de Gand.
En revanche, aucune
trace n’a été trouvée de relations éventuelles avec James Ensor, comme il avait
été mentionné dans un catalogue de l’éphémère Hôtel des Ventes du Sablon en
juin 1991.
Liens
utiles :
L'article de M. Cesary W. Domanski, sur notre
site.
Le Courrier des lecteurs, où la
question était posée.
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Rétrospective et monographie
sur André Mathy :
La Commission historique de Grâce-Hollogne
annonçait l'organisation d'une grande rétrospective
de l'oeuvre du peintre et illustrateur hollognois André MATHY (1850 -
1932). Il est bien tard pour annoncer cette exposition, mais vous pouvez
toujours acquérir la monographie. Voici le texte de l'annonce :
Issu d’une famille très modeste de Hollogne-aux-Pierres, André
Mathy aurait pu ne jamais devenir l’artiste que nous connaissons. S’il
a eu la chance d’échapper au dur métier de mineur, c’est grâce aux
encouragements de ses parents et de ses professeurs (à l’école
primaire d’abord et à l’Académie des Beaux-Arts de Liège ensuite),
à ses qualités, dont le courage et la ténacité ne sont pas les
moindres, mais aussi et surtout à son très grand talent. Ses dons ont
fait de lui, outre le peintre maniant les pinceaux pour représenter la réalité
de tous les jours, un des illustrateurs les plus prolifiques de son époque.
De ses outils de graveur sont nés des centaines d’images qui ont servi
à illustrer nombre de romans populaires, des livres scolaires et des scènes
à caractère moralisateur.
Hormis ses quelques dizaines de peintures à l’huile, la part la
plus importante de son œuvre est sortie de son atelier de photogravure de
la rue Henri Maus, à Liège, où il travaillait en collaboration avec ses
fils, ceux-ci gravant les réalisations de leur père.
Toute sa vie, André Mathy, créateur d’une très grande
modestie, qualité qui lui vaudra sans doute le voile de l’oubli qui
l’entourait, restera fidèle au courant qui était en vogue lorsqu’il
débuta sa carrière : le réalisme. Qu’il peigne une scène de
genre, un paysage ou un portrait, c’est la réalité des choses, dans
toute sa nudité, qu’il va s’efforcer de nous donner à admirer.
A la fois caricaturiste à la manière de Daumier, peintre de l’école
de Gustave Courbet et illustrateur dans la lignée de Gustave Doré, notre
Hollognois se départira peu d’une vision « objective » du
monde qui l’entoure, tout en mettant son art au service de ses idéaux
chrétiens mais également du passé prestigieux de la Belgique, sa jeune
patrie.
C'est l'oeuvre de cet artiste que nous vous invitons à découvrir au musée
de la Commission historique (Parc Body, rue Vieille Paire,
Hollogne-aux-Pierres). L'exposition, première rétrospective depuis celle
du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1928, est accessible tous les
dimanches (13h30 - 17h) jusqu'au 2 novembre 2003.
Une monographie, écrite
par M. Jean Moors, est en vente au musée au prix de 10 euros. Si vous désirez
plus d'informations, n'hésitez pas à contacter M. Moors au 04/233.51.99.
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La Vénus dévoilée,
quelques précisions :
Simone de Voirbeau avait ajouté à son article quelques notes très
intéressantes que j'insère ici pour ne pas alourdir la page.
Le
problème du choix :
Au départ, le choix de l’œuvre principale s’était porté sur « Le
Printemps » de Sandro Botticelli. Il fallut se rendre à l’évidence :
Cette œuvre représentant l’emblème du célèbre musée florentin
(les Offices) est irrévocablement interdite
de promenade…
A propos de Vénus
:
L’une des douze divinités de l’Olympe, Vénus (en latin ou
Aphrodite en grec), dont la beauté, inspira nombre d’artistes à travers
les temps tire ses origines d’un culte d’Asie occidentale (Astarté,
divinité lunaire). Ce mythe fut apparemment transmis aux Grecs par les Phéniciens.
Grande amoureuse, d’un charme étourdissant, mère
dévouée, protectrice de la paix et de la fertilité, Vénus symbolise
aussi la jalousie et l’adultère.
Mariée à Vulcain, elle eut pour non seulement Mars
pour amant mais aussi d’autres dieux tels Mercure, Neptune, Jupiter,
Bacchus ainsi que de simples mortels (Anchise, Adonis et Pâris). Elle
généra nombre d’enfants parmi lesquels Phobos, Hermaphrodite, Cupidon et
Enée.
Ses
attributs : la rose, la pomme, le miroir, la conque, le bandeau, la ceinture magique,
l’arbre à myrrhe…
Connaissez-vous
le « rouge titien » ?
Toujours utilisé chez nos coiffeurs, le rouge titien (blond doré, code
7/4), se réfère à cette magnifique couleur des chevelures des personnages
féminins représentés dans les peintures du grand maître. Les belles vénitiennes,
pour obtenir ce ton très à la mode à l’époque, se soumettaient à une
véritable torture : elles se mouillaient les cheveux avec de l’eau
« blonde », s’assoyaient pendant plusieurs heures des jours
durant en attendant que le miracle se fasse !
La
vénus dévoilée, l'article sur le site.
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