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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques
de Françoise Bernardi. Octobre 2006 La Caravane du Caire, merveilles et secrets de l'Egypte Au Musée l'Art wallon à Liège |
Pour bien marquer son ancrage liégeois, le nom de l’exposition est emprunté à un opéra du compositeur André-Modeste Liégeois. Le parcours se veut chronologique afin de remonter aux sources de l’engouement liégeois pour l’antiquité égyptienne. De nombreux objets découverts dans nos régions témoignent d’une fascination très ancienne pour l’Egypte. On retrouve notamment la figure d’Isis qui a complètement été intégrée, principalement suite aux conquêtes d’Alexandre le Grand. Plusieurs petites pièces retrouvées lors de fouilles dans nos régions témoignent d’un culte isiaque sur le continent européen. Après une longue période de désintérêt pour la culture égyptienne, on assiste au XVIème siècle, en pleine Renaissance, à une redécouverte de cette civilisation, principalement via les textes anciens. Les artistes vont s’emparer de toute une iconographie liée à la culture égyptienne, comme en témoignent certains tableaux de Lambert Lombard comportant des néo-hiéroglyphes ou des personnages au tenues typiques des dieux égyptiens. A côté de Lambert Lombard, un autre liégeois a joué un rôle important et beaucoup plus actif dans la découverte de la civilisation égyptienne : Henri-Joseph Redouté. En 1798, il fait partie de la campagne en Egypte menée par Napoléon. Il en rapportera quelques pièces archéologiques et des notes de voyage importantes et détaillées. En poursuivant le parcours chronologique, on découvre différentes personnalités qui ont joué un rôle majeur pour la diffusion et l’organisation des connaissances historiques à Liège : Albert d’Otreppe de Bouvette, premier président de l’Institut Archéologique Liégeois et initiateur d’un musée archéologique liégeois ; Gustave Hagemans, collectionneur. En 1930, lors de l’Exposition Internationale de Liège, un pavillon égyptien est inauguré et témoigne d’une vague d’égyptomanie dans notre région. Entourée d’un certain goût du kitsch, les motifs typiques égyptiens se retrouvent un peu partout, sur le mobilier comme dans les éléments d’architecture. Un aspect très intéressant mais peu développé aborde les rapports avec la franc-maçonnerie. Malheureusement seuls quelques objets viennent illustrer, sans trop d’explications, cette forme de l’égyptomanie à Liège. Les pièces majeures de cette exposition sont bien sûr les momies récemment analysées par le Centre Européen d’Archéométrie de l’Ulg. Ces études approfondies ont permis de déterminer les pigments utilisés et la composition des pièces en verre. Le plus impressionnant est évidemment l’autopsie virtuelle des momies par le CHU de Liège dont une vidéo en livre les détails. D’autres pièces comme des vases canopes (destinés à recevoir les viscères du défunt), des ouchebtis (serviteurs funéraires) et autres statuettes funéraires offrent un synthétique aperçu des pratiques dédiées aux défunts. L’exposition détaille
l’origine de la collection au sein de la ville ainsi que les recherches menées
par les égyptologues de l’Université de Liège. Cependant, elle aurait
certainement pu être enrichie par une mise en perspective de ces découvertes
avec celles d’autres collections belges. Le catalogue pallie toutefois les lacunes explicatives de l’exposition. Françoise
Bernardi,
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Cliquez sur Momie d'Ousirmes
Vase canope
Scan de la momie Ousirmes
Isis allaitant Horus |
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Salle Saint-Georges, Musée
de l’Art wallon, |
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Du mardi au samedi de 9 à 18h, dimanche de 11
à 18h, Fermé le lundi. |
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| Exposition accessible jusqu'au 24 décembre 2006. |
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