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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques
de Françoise Bernardi. Septembre 2006 Espaces poétiques, l'art contemporain dans le parc Parcs et jardins du Château de Jehay |
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;; Depuis cinq ans, les parcs et jardins du Château de Jehay s’ouvrent durant tout l’été à l’art contemporain. Si le but était de promouvoir les artistes de la Communauté française auprès du grand public, le concept s’est largement ouvert aux artistes étrangers, faisant de cette exposition une rencontre internationale d’art contemporain. A la différence des précédentes sessions qui avaient imposé une matière (le bois, le métal) ou un sujet assez précis (le totem, éclosion), le thème de cette année espaces poétiques offre une certaine liberté qui ne dérive pas vers une anarchie artistique. Du choix personnel et libre de la matière résulte une exposition où les œuvres se font étrangement écho. Chaque artiste a véritablement pris possession de l’espace, nous offrant ainsi un regard nouveau sur ce vaste parc. On peut très clairement parler d’harmonie tant chaque artiste a réussi à s’intégrer dans cet espace naturel sans s’imposer, mais plutôt en opérant une fusion avec l’environnement. La nature et l’œuvre souvent se confondent. Est-ce l’artiste qui magnifie la nature par son intervention, ou la nature qui offre la possibilité à l’artiste de se transcender ? Le Land art trouve ici deux magnifiques représentants : Shigeko Hirakawa avec son arbre ailé tout en légèreté et poésie, et Adri AC de Fluiter, qui enveloppe son arbre dans un important tissu, dans une oeuvre appelée très symboliquement Treeflam.
Tout au fond du parc, dans l’ombre de l’allée,
Pierre Courtois a installé une douzaine de chevalets où se reflètent le ciel,
les nuages et les feuillages des arbres alentours. Une œuvre en perpétuel
changement, elle aussi soumise aux aléas de dame nature. Promenons-nous dans les bois comme l’indiquent ci et là les pancartes installées par Jacques Lennep en référence au célèbre conte du chaperon rouge auquel il donne un nouvel éclairage tout au long du parcours dans le parc de Jehay. Un parterre de fleurs étranges enserre un des sorbiers du jardin. Dimitri Xenakis a placé de nombreuses balles de ping-pong oranges sur des tiges faisant ainsi illusion. Les plans d’eau qui entourent le château ont également été investis, d’une part par les Aquatiques de l’artiste colombienne Carmen Hoyos, surfaces de ciel bleu parfois ombragé qui flottent sur l’eau. D’autre part, la Québécoise Carole Simmard-Laflamme a réalisé un important tissage posé sur la surface de l’eau : cette œuvre écologique, éphémère et comestible va se dégrader avec les temps et nourrir les poissons. Plus personnelle, Sylvie Ronflette s’interroge sur la vie et la mort, sur les traces et les empreintes laissées par l’homme avec une installation d’un style plutôt funèbre. Le parcours se fait sans ordre et sans logique, seule l’envie et la curiosité peuvent guider les pas dans le parc. Et si on se promenait dans les bois ? Françoise
Bernardi,
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* Jehay, de Fluiter
Jehay, Xenakis
Jehay, Courcelles
Jehay, Hoyos
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Parcs et jardins du Château de Jehay, Rue du
Parc, 1 – 4540 Amay |
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En
septembre : samedi et dimanche de 11 à 18h, |
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| Exposition accessible jusqu'au 1er octobre 2006. |
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